CGT ADDSEA

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La mobilisation du 19 mars dans la région

Posted by dsinterim sur mars 20, 2009

Quelques articles extraits de l’Est Républicain du 20 mars 2009

Besançon :

10.000 selon la police, 17.000 selon les syndicats, c’est, comme convenu, entre les deux qu’il faut évaluer le nombre de manifestants présents hier pour protester contre la vie chère et la hausse du chômage.

Une grande manif comme Besançon en vit rarement qui a attiré au moins 12.000 personnes, au maximum 15.000.

Comme prévu, tout le monde s’est retrouvé en haut de Battant pour entamer la longue marche vers le centre-ville.

Vers la CCI, la plantation officielle d’un arbre de la justice sociale est passée plutôt inaperçue par l’essentiel des manifestants en ordre de marche.

Un convoi impressionnant, pacifique et bizarrement assez peu bruyant. Un cortège ensoleillé et plutôt souriant qui termina son parcours sur la place de la Révolution un peu avant 14 h.

Grève à la Polyclinique

Soutenue par la CFDT, une partie de ses 400 salariés s’est déclarée gréviste depuis mercredi soir. En cause : les conditions de travail et de rémunération.


Leur délégation ouvrait la manifestation interprofessionnelle d’hier à Besançon. Depuis mercredi soir, à 20 h, les personnels de nuit de la Polyclinique de Franche-Comté s’étaient déclarés grévistes « à 100 % », selon la CFDT. Jeudi matin, « une partie du personnel de jour de la maternité et du service de chirurgie s’est ralliée avec détermination au mouvement ».

Rien d’étonnant pour Didier Marchal, secrétaire général de la CFDT Santé-Sociaux du Doubs, qui dénonce « le mépris dont fait preuve la direction de l’établissement vis-à-vis des personnels. Alors que la législation ne l’impose pas, ceux-ci avaient déposé le 16 mars un préavis avec proposition de négociation. Non seulement ils n’ont eu aucune réponse, mais ce sont eux qui, bien que grévistes, se sont organisés pour assurer un service minimum. En effet, hormis la présence d’un cadre soignant de 19 h à 22 h 30 mercredi, aucun dispositif n’était prévu, la direction n’était pas présente, ne serait-ce que pour s’enquérir de la façon dont les choses allaient se passer. Pour les personnels, c’est le plus choquant ».

La Polyclinique de Franche-Comté (400 salariés, 180 lits et places) a été reprise à 100 % le 1er janvier 2008 par la Mutualité française du Doubs (MFD). L’accord RTT jusqu’alors en vigueur a été dénoncé par la nouvelle direction et un nouvel accord a été signé en février dernier, au titre de l’année 2008 et au terme de cinq mois de négociations. Syndicat majoritaire, seul FO l’a signé. « Dès avant sa signature, la direction a commencé à mettre en place de nouvelles mesures liées à la modulation du temps de travail » dénonce Didier Marchal.

« À la merci de plannings »

Une « déréglementation » qui met le personnel « à la merci des plannings : on vous appelle quand on a besoin de vous. En majorité féminin, avec charge de famille, le personnel est corvéable selon l’activité, d’une semaine sur l’autre ». D’où la demande d’une charte sur l’élaboration des plannings.
Autre point de revendication : les rémunérations des bas salaires. Ceux de la Polyclinique seraient inférieurs de 3 à 400 euros à ceux du public. « Bon nombre de salariés ne gagnent que le SMIC, un agent d’entretien, c’est 1 100 euros mensuels. »

Et la « régulation annuelle garantie » auparavant en vigueur, destinée à « réajuster les montants des salaires en deçà du SMIC, n’existe plus ». La CFDT demande donc « à la direction de s’engager dans des négociations le plus rapidement possible afin de sortir de cette crise dont elle porte la responsabilité ».

« L’accord n’est pas vide »

Directeur général adjoint de la MFD, Michel Couhert constate que « le mouvement de grève à la Polyclinique a pris une ampleur particulière » en ce jeudi 19 mars, « la Mutualité s’étant d’ailleurs associée au mouvement de revendication nationale ». Les parturientes qui se sont présentées hier ont été redirigées sur la maternité du CHU, « les soins ont été faits aux patients hospitalisés à la Polyclinique, le bloc a fonctionné pour partie et on s’organise pour assurer la sécurité et la prise en charge des patients avec des salariés non-grévistes ». Selon le directeur adjoint, sur une trentaine de personnels au planning hier, une quinzaine étaient en grève à 100 %, d’autres ayant débrayé une heure. Réfutant l’absence de présence directoriale mercredi soir, il indique au contraire que la direction « est très attentive à la situation ». Soulignant que « 60 % du chiffre d’affaires de l’établissement sont consacrés à la masse salariale, soit 10 % de plus que dans le reste du privé », Michel Couhert note également que « les charges sociales ne sont pas les mêmes dans le publique ». Quant au nouvel accord signé le mois dernier, « il n’est pas vide et il y aura de nouvelles négociations au titre de l’année 2009. »

Une assemblée générale des personnels s’est tenue hier soir pour décider de la suite à donner au mouvement, initialement prévu jusqu’à ce vendredi matin. Pour la CFDT, on se dirigeait « probablement vers une généralisation de la grève ».

Montbéliard :

La mobilisation monte encore d’un cran à Montbéliard. Les salariés de Key Plastics ont ouvert le cortège de 7.000 manifestants.

« On est venu à une vingtaine. Mais on n’a pas appelé à la grève. On a assez fait grève comme ça ! » commentaient hier les déléguées CFDT de Key Plastics.

Elles sont le symbole d’une résistance sociale qui vient de marquer les esprits dans le Pays de Montbéliard. Quinze jours de conflit. Leur combat pour sauver des emplois sur le site de Voujeaucourt a mis le site PSA de Sochaux à l’arrêt, indirectement. Pendant près d’une semaine.

Pas étonnant que l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU et UNSA) qui battait le rappel d’une fronde antigouvernementale et anti-patronale leur confie la tête du long cortège qui a emprunté les rues de Montbéliard, hier après-midi. Combien étaient-ils ?

Environ 7 000. Au moins 1.000 de plus que 29 janvier dernier.

Les syndicats ne sont pas seuls. À leurs côtés des parents d’élèves, des citoyens qui viennent défendre la cause des services publics. Localement, la cause des collèges de Saint-Hippolyte, de Grand-Charmont a attiré du monde. Les parents d’élèves FCPE se réjouissent aussi du succès de la journée « écoles mortes » menée pour plaider la cause des deux établissements de la Petite Hollande qui n’ont accueilli, hier qu’une poignée d’élèves chacun.

« Les seuls gamins qui sont entrés sont ceux qui avaient une option théâtre. Ils ont une représentation demain » explique la maman d’ un élève de Pergaud qui avait rejoint la manifestation.

Dans le cortège, il y a encore de nombreux retraités. Des agents du service public : l’hôpital, la communauté d’agglo, les salariés du secteur médico-psychologique et des élus noyés dans la masse.

Le gros des troupes ? Les salariés de la filière automobile. PSA, mais aussi Faurecia, Trecia, Sonas. Une délégation d’Arcelor Pont-de-Roide. « On est parti de l’autogare à 300 » souligne Bruno Lemerle de la CGT Peugeot. Il ajoute, « les autres nous ont rejoints sur place ». Le défilé s’étire sur tout le boulevard circulaire. S’arrête un long moment devant l’Acropole. C’est l’endroit chois i pour la prise de parole unique de cette manifestation. « Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique » souligne, là pour l’intersyndicale, Sylvie Trepardoux. « Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires. C’est intolérable » ajoute-t-elle. La manifestation se délite un peu. La faute à quelques artistes du théâtre de l’Unité qui a envoyé six comédiens jouer la provocation. Juchés sur des tabourets en plein carrefour, ils affichent des slogans qui scandalisent ceux qui n’ont pas saisi « le deuxième degré » de leur démarche.

« Le droit du travail, c’est pour la racaille ! » ou encore « Je gagne 5.780 € par jour. Qui suis-je ? Merci Sarkozy » proclament les pancartes. L’humour est grinçant.

La rue, elle gronde de plus en plus bruyamment.

Vesoul :

Du jamais vu à Vesoul depuis au moins trente ans : près de 5.000 manifestants. Des syndicalistes du public et du privé, des retraités et des électeurs de N. Sarkozy de 2007.

« Je n’avais jamais manifesté… » Jeudi vers 10 h 15, Hocine Hamoud, 46 ans, agent de sécurité au Palais de justice de Vesoul, observe la foule grandir devant la gare SNCF : « Oui, on est tous inquiets pour l’avenir de nos enfants. »

Qu’est-ce qui l’amène, lui qui a voté Nicolas Sarkozy en mai 2007, à rejoindre le cortège (dans l’ordre) CGT, FO, retraités, FSU, UNSA, CFDT, CFTC ? Réponse : « Je gagne le Smic. Où est-il mon pouvoir d’achat ? Avant, on allait deux fois par mois au restaurant et au ciné. C’est fini. Côté vestimentaire, faut aussi être vigilant. »

Avec une femme en arrêt de travail percevant 200 € par mois (elle venait de changer de travail quand la maladie l’a frappée) et deux fils étudiants de 18 et 24 ans, « plus possible de se faire plaisir ! ». « J’ai l’impression que tous ces gens sont dans la même situation de mécontentement ».

En pensant notamment au bouclier fiscal, Hocine ajoute :« Dans les réformes en cours, il n’y a pas de juste valeur … »

Venu des Vosges saônoises, un militant fier d’être toujours « gaulliste » se range, lui aussi, dans le défilé. Discret en raison de son métier, il argue : « J’ai toujours été du côté des services publics ».

« Nous refusons de payer la crise », annonce, d’emblée, la banderolle intersyndicale qui va guider le cortège jusqu’autour du marché hebdomadaire. Mais la plus visible, saluée de fumigènes, se trouve au carrefour giratoire de la gare : « M. le maire, écoutez-nous. Non à la fermetue de nos écoles ».

« Public, privé, même combat », scande la CGT quand le refrain de la FSU se veut didactique : « Public, privé – Ensemble on va gagner – Public, privé – Solidarité ».

La chanson s’invite encore avec les Unitaires enseignants, telle sur l’air de Zorro : « Le joli Sarko- avec ses promesses et sa Rolex… »

L’humour noir aussi, quand vient de la fabrique OGF de Jussey un cercueil démodé.

Reste que, sous le soleil, la manif’ est imposante : les premiers quittent la place de la République pour la rue Leblond quand les derniers tournent du boulevard des Alliés sur la rue Grosjean.

Des policiers parlent de 3.500 manifestants, soit « mille de plus que le 29 janvier ». On approche bien 5.000…

Ancien fonctionnaire statisticien, Frédéric Abry se méfie des stats’ officielles. Pour lui, « en sept ans, les prix sont passés des francs aux euros » et l’inflation annuelle, masquée par un indice tronqué, est de 5%.

Sur le marché contourné, les avis divergent.« Moi, je n’y connais rien » (Hélène), « Ce qu’ils font, c’est de la foutaise ! » (Paul, retraité), « À quoi ça leur sert, les pauvres ? » (Brigitte), « Ça va finir par péter ! » (Christian, retraité).

Réponse déjà sur un micro : « On est encore plus nombreux ; le gouvernement doit nous entendre ! »

Héricourt :

Au plus fort de la vague ils étaient deux cents à battre le pavé. Deux fois moins qu’en janvier.

Hommes, femmes. Jeunes, seniors. Retraités, employés, chômeurs. Le cortège emmené par la CGT a pris forme place de l’Europe , jeudi matin.

Dans les rangs des militants socialistes, Verts, communistes par dizaines.

Une chaîne grossissant lentement, pour atteindre deux cents manifestants au plus fort de la vague. Soit la moitié moins de manifestants que lors de la mobilisation du 29 janvier.

De nombreuses catégories sociales et professionnelles ont mêlé leur mécontentement et leur ras-le-bol.

La crise, les restructurations, les incertitudes étaient au centre des revendications.

Anne, est là. Son époux et son beau-frère également. « On a toujours manifesté », précise la retraitée de l’Education Nationale. Avant c’est à Montbéliard ou à Belfort que la famille battait le pavé, « mais du moment qu’une manifestation est organisée dans notre ville, c’est donc tout naturellement à Héricourt qu’on vient faire entendre nos revendications ». Certes « on est retraité mais on est solidaire des gens craignant pour leur emploi », observe la manifestante. Une autre retraitée s’est invitée dans le cortège « par solidarité » elle aussi. Car rares sont les familles qui n’ont pas un membre touché par un problème d’emploi.

Fait un peu inhabituel, au passage du cortège, quelques commerces ont baissé le rideau de leur échoppe.

Belfort :

Tous syndicats et partis confondus, près de 5.000 Belfortains, du lycéen au retraité, sont descendus dans la rue. Plus fort encore qu’à la manifestation du 29 janvier.

10 h, hier, place de la Résistance. Des marches de la Maison du Peuple jusqu’aux premiers feux gardés par des motards de la police nationale, une marée humaine, au milieu de laquelle se hérissent des brassées d’étendards, attend sagement que le cortège démarre.

On pouvait d’ores et déjà tabler sur la réussite de la manifestation, lorsque la masse spectaculairement compacte, en marche derrière la banderole du mot d’ordre intersyndical (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE/CGC, UNSA, FSU Solidaires), s’est engouffrée tel un fleuve, dans les rues de la ville.

Des vies brisées

Partis politiques de gauche, service public et secteur privé, la mobilisation est à son comble. Et le cortège discipliné. Près d’une banderole « Sauvons l’hosto, retrait de la loi Bachelot », Isabelle, infirmière à l’HTBM, distribue des tracts. Elle déplore avant tout, dit-elle, la dégradation des conditions de travail en milieu hospitalier. « Plus d’embauches, des équipes intervenant dans des services hors de leurs compétences, des médecins soumis à des actes, de plus en plus, l’hôpital est géré comme une entreprise, au détriment de la qualité des soins ».

Malaise social

Un peu plus loin, Jean-Marie, militant NPA, et éducateur à la Protection judiciaire de la jeunesse, ne dit pas autre chose. « Nous réclamons un plan d’urgence social », dit-il. « Il y a 20 ans, l’Aire urbaine était le 2e pôle ouvrier d’Europe. Aujourd’hui, nous assistons à des licenciements de masse, des vies sont brisées. Cette manifestation est largement portée par les syndicats, mais le malaise est profond ». Inquiétude également pour Alphonse. En terminale au lycée Condorcet, il arbore l’autocollant du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Pendant qu’il attend ses camarades qu’il a un peu perdus dans l’action, il fait partager sa « peur de l’avenir proche » pour des jeunes comme lui. « L’an prochain, j’irai en fac de droit pour me diriger vers le social, il y a du boulot ! », affirme-t-il. « D’ailleurs, là, on voit que jeunes, actifs, fonctionnaires, retraités, nous sommes tous dans la même galère, il y a un vrai réveil des consciences ».Quant aux propositions (inaudibles) au malaise social des partis politiques, comme le Parti socialiste dont son mouvement est issu, Alphonse, le lycéen, préfère parler d’« investissement des jeunes socialistes » capables de créer, comme l’an dernier, un collectif contre les lois Darcos.

Au risque de se faire « coller ».

« Un courrier du chef d’établissement nous a prévenus qu’il y aurait des sanctions pour les grévistes », déplore-t-il. Bernard et Jacqueline, « retraités floués », ne l’en soutiendront pas moins. « C’est pour eux que nous descendons dans la rue », explique Jacqueline qui avoue que pour elle, il s’agit d’une première. « Pour notre pouvoir d’achat, on fait attention, mais c’est pour les autres qu’on manifeste ». C’est aussi « pour les autres » que Chantale, militante CFDT et éducatrice spécialisée au centre APF d’Etueffont, apporte sa voix au cortège.

« Si nous ne faisons rien », dit-elle, « nous allons perdre toutes les batailles sociales gagnées par nos parents. Là, je me bats pour une association d’aide à domicile dont la pérennité est mise en danger par des associations à but lucratif ou par le système des chèques emploi-service. Ces femmes ont de petites qualifications et elles voient leurs heures de plus en plus réduites. C’est inquiétant ».

Une pancarte clame : « Qu’il dégage avant l’orage ». Pourtant, cette fois-ci, il faisait beau…

La mobilisation des Rencast

Après l’annonce, la veille, de la liquidation judiciaire du groupe Rencast, les salariés du site de Delle avaient annoncé leur participation massive à la manifestation de jeudi matin. Ils ont tenu parole.

Sur les 150 salariés de l’usine, ils étaient environ 120 hier, regroupés derrière une grande banderole « Non aux licenciements », même si cette perspective n’est pas encore à l’ordre du jour. Mais avec un sursis de trois mois jusqu’au 18 juin, accordé par le tribunal pour trouver un repreneur, chaque journée compte. « Il est normal qu’on se mobilise. Pour nous, c’est une question de survie » souligne un salarié, résumant l’angoisse des manifestants, qui arboraient tous un autocollant « non à la liquidation judiciaire ». Avec ses drapeaux rouges, la CGT était en force. Le syndicat est largement majoritaire à Delle devant FO et la CFTC, représentés dans le cortège de façon beaucoup plus discrète.

Maire de Delle, Pierre Oser marchait dans les pas des salariés, avec la même inquiétude sur le visage : « Dire que huit mois après la reprise par le groupe Zen, on se retrouve à la case-départ ».

Comme la veille, le travail s’est donc arrêté hier, dans l’entreprise. Et il ne reprendra pas ce vendredi, mais cette fois au titre du chômage partiel que subit le site dellois depuis plusieurs mois, en raison du ralentissement de l’activité des donneurs d’ordre. Au premier rang desquels le groupe PSA qui en temps ordinaire, apporte 70 % du chiffre d’affaires à ce sous-traitant spécialisé dans la fonderie de carters en aluminium.

Jura :

Trois manifestations étaient organisées, hier, dans le Jura lors de la journée nationale.
Selon les chiffres communiqués par la préfecture , elles ont rassemblé 2.800 personnes à Dole, 2.500 à Lons-le-Saunier et 1.200 à Saint-Claude. Pour la CGT, qui a compté 4.000 manifestants à Dole et Lons-le-Saunier, 2.000 à Saint-Claude, cette mobilisation était supérieure à celle du 29 janvier, «voire de novembre 95 ».

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