CGT ADDSEA

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Echos des mobilisations du 31 mai et 1er juin à travers le pays

Posted by dsinterim sur juin 2, 2022

A Besançon, nous étions plus de 200 à manifester dans les rues ce 31 mai pour l’augmentation des salaires dans le secteur social et médico-social et 1251 signatures de notre pétition ont été remises le 1er juin à la Préfecture du Doubs.

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Quelques échos de la presse sur les mobilisations dans différentes villes et régions du pays :

  • Albi (La Dépêche, 1er juin 2022) :

Une nouvelle fois hier, les salariés du secteur médico social ont manifesté pour défendre contre le projet de refonte de leurs conventions collectives par les principaux syndicats patronaux de l’action sociale. « Le projet est dans les cartons depuis 15 ans et s’est accéléré avec la mise en place du Ségur et ses oubliés » explique Michel Moralès, secrétaire adjoint du SDAS (FO) 81. (Lire la suite)

  • Alençon (Orne Hebdo, 1er juin 2022) :

Mardi 31 mai, un peu plus de 200 salariés du secteur médico-social de l’Orne ont manifesté devant l’Agence régionale de santé à Alençon. La raison ? Une prime de 183 €.

Alençon

Enceinte, micro, drapeaux, casseroles, le médico-social n’a pas manqué de se faire entendre, mardi 31 mai, dans les rues d’Alençon.

Pas moins de 200 salariés ornais de ce secteur s’étaient donnés rendez-vous devant l’Agence régionale de santé (ARS) d’Alençon (Orne) à 11 h 30.

Leur revendication ? Une prime de 183 € issue du Ségur de la santé.

Une prime inégalement répartie

« Le monde du médico-social est dans la rue aujourd’hui car il est touché par de forts problèmes », affirme Emmanuel Maillard, secrétaire d’Action sociale et de la CGT de l’Orne.

« On subit une perte de pouvoirs, nos conditions de travail se dégradent et le Ségur assure une revalorisation salariale à hauteur de 183 €, mais tout le monde ne peut pas en bénéficier ».

Emmanuel Maillard et les salariés réclament également une revalorisation salariale massive. « Ce qu’on veut, c’est 400 € de plus pour tout le monde et non pas que pour certaines personnes ».  (Lire la suite).

  • Aurillac (La Montagne, 1 juin 2022) :

À la suite d’un appel national, les salariés des secteurs social et médico-social dans le Cantal ont manifesté, mardi 31 mai et mercredi 1er juin.

« On s’est réuni devant la préfecture mardi, à 18 heures, et aujourd’hui (mercredi 1er juin), et nous nous mobilisons à nouveau, explique Laurence Laybros de la CGT. Les salariés de plusieurs associations du secteur comme l’Adsea, l’Adapei, l’Anef, l’Udaf, Handi Aide ou encore le foyer de vie Saint-Nicolas à Boisset, ont débrayé.

  • Auxerre (L’Yonne Républicaine, 31 mai 2022) :

À l’appel d’une mobilisation intersyndicale nationale, les professionnels du social et du médico-social de l’Yonne sont en grève, ce mardi 31 mai 2022. Ils sont descendus dans les rues d’Auxerre, Sens et Avallon, pour crier leur colère d' »oubliés du Ségur » et dénoncer des conditions de travail dégradées.

Une bonne cinquantaine de professionnels du social et du médico-social a défilé, ce mardi 31 mai 2022, à Auxerre, entre le rond-point de Paris et l’Arquebuse. « On est là parce qu’on a été oublié par le Ségur de la santé », expliquent les manifestants. « On attend toujours la prime Ségur de 183 €.

  • Avignon (Le Dauphiné Libéré, 31 mai 2022)

Une centaine de personnes se sont réunies ce mardi 31 mai, en matinée à la suite d’un appel de la CGT pour le secteur médico-social de Vaucluse. Après un point de départ devant l’Hôtel du Département, boulevard Limbert, un cortège s’est formé et a déambulé jusqu’à l’Agence régionale de Santé, boulevard Saint-Michel.

  • Bordeaux (Rue 89 Bordeaux, 31 mai 2022) :

Dans le cadre d’une grève nationale, les professionnels des secteurs médico-social et social se sont rassemblés ce mardi 31 mai, porte de Bourgogne. Ils demandent l’élargissement de la prime Ségur à l’ensemble des secteurs et une revalorisation des salaires.

Mickaël est moniteur-éducateur depuis 22 ans, au sein d’une association bordelaise qui accompagne des personnes polyhandicapées. Il touche 1 500 euros net par mois. Avec ses collègues, il a rejoint le rassemblement Porte de Bourgogne, ce mardi 31 mai, organisé par les organisations syndicales CGT Santé et Action Sociale et SUD Santé Sociaux, et qui a réuni environ 200 personnes. Comme d’autres travailleurs du secteur socio-éducatif, Mickaël n’a pas touché la prime Ségur et son salaire, lui, est gelé depuis des années. (Lire la suite)

  •  Bordères sur l’Echez (La Dépêche, 1er juin 2022) :

« Métier formidable, un statut fort minable » : ce slogan lu sur une banderole qui parodie une célèbre chanson, résume la situation de nombreux salariés du secteur social et médico-social privé à but non lucratif.

Urac

Mardi soir, environ 150 d’entre eux se sont réunis devant le château d’Urac, pour demander le versement des 183 € du Ségur de la santé, à l’appel des syndicats CGT santé et action sociale 65 et Sud santé sociaux 65. « Ce Ségur est un accord injuste et discriminatoire. Les salariés du secteur se sentent oubliés et invisibles depuis la première heure et maintenant méprisés, déconsidérés et niés » dénoncent les deux organisations syndicales.

  • Brest (Ouest France, 31 mai 2022) :

Mardi 31 mai 2022, à Brest (Finistère), à l’appel de la CGT, environ 600 personnes ont défilé dans le centre-ville pour revendiquer la prime de 183 €. Elles ont déposé une motion à la sous-préfecture.

  • Cahors (La Dépêche, 31 mai 2022) :

Ce mardi 31 mai, environ 70 personnes ont manifesté dans les rues de Cahors, à l’appel du collectif Travail social 46. Les personnels du social et du médico-social réclamaient davantage de moyens et de meilleures conditions de travail.

« Travailleurs sociaux, nous sommes inquiets et en colère ! », lance au micro Natacha Rol, membre du collectif Travail social 46. Sur la place François Mitterand de Cahors ce mardi 31 mai, environ 70 personnes sont rassemblées. La manifestation cadurcienne, soutenue par l’union départementale de la CGT et Sud santé-sociaux, fait écho à une mobilisation nationale des acteurs des secteurs sociaux et médico-sociaux. Principales revendications : davantage de moyens pour permettre un meilleur accompagnement des personnes prises en charge, de meilleures conditions de travail, et une revalorisation des salaires.

  • Champhol (L’Echo Républicain, 31 mai 2022) :
Mardi 31 mai, 95% des salariés du centre départemental de l’enfance, situé à Champhol étaient en grève selon les syndicats. Ils réclament l’octroi de la prime de 183 euros du Ségur de la santé pour tous.
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Les employés du centre départemental de l’enfance à Champhol ont manifesté leur colère, mardi 31 mai, pendant la pause méridienne. (Lire la suite)

  • Châtellereault (Centre Presse, 31 mai 2022) :

On les appelle « les invisibles » dans le secteur médico-social et du handicap. « Parce que autant on connaît le travail des infirmières autant on ne connaît pas, ou beaucoup moins, le travail des éducateurs spécialisés et la pénibilité que ce travail implique », souligne l’une de ces travailleuses dans le secteur du handicap.

Deux jours de grève pour demander l’élargissement de la prime Ségur

Comme elle, ils sont, ce mardi après-midi 31 mai 2022, quelques dizaines à tenir le piquet de grève départemental de deux jours devant le Foyer d’hébergement Beauregard sur les hauteurs de Châtellerault qui accueille 34 résidants adultes en situation de handicap intellectuel avec troubles associés.

Les éducateurs spécialisés, les moniteurs-éducateurs, les accompagnants éducatif et social (AES), les maîtresses de maison, les secrétaires, les agents de service intérieur pour le ménage (ASI)… sont environ 550 employés à travailler dans les structures de l’APAJH 86 de Châtellerault, Iteuil et Vivonne.

Comme partout en France, ils ont décrété deux jours de grève dans la Vienne pour demander l’élargissement de la prime Ségur (+ 183  € nets par mois) à l’ensemble des agents du médico-social et des salariés de l’Apajh 86.

  • Dijon (Le Bien Public, 31 mai 2022) :

Après deux premières mobilisations le 7 décembre 2021 puis le 1er  février, les professionnels des secteurs du social et du médico-social ont battu le pavé mardi après-midi à Dijon, à l’appel de l’intersyndicale CGT-SUD et du collectif Les Ducs du social. Les revendications restent les mêmes : une revalorisation générale de l’ordre de 300 €. (Voir aussi l’article de France Bleu)

Dijon

  • Epinal (Vosges Matin, 31 mai 2022) :

Après plusieurs mouvements organisés aux mois de décembre, janvier et février, les travailleurs des structures médico-sociales vosgiennes étaient une nouvelle fois dans la rue ce mardi. Répondant à un appel national de la CGT, ils réclament une revalorisation salariale.

Epinal

Ayant obtenu une prime mensuelle de 183 euros, ils dénoncent toutefois le fait que ce coup de pouce ne concernera pas 15 à 20 % des salariés du secteur, soit la plupart de salaires les plus bas. Ce mardi, ils se sont donc réunis devant les locaux de l’association Jeunesse et Culture avant de défiler jusqu’à la préfecture des Vosges.

  • Lannion (Actu.fr Bretagne, 1er juin 2022) :

Les personnels du foyer de vie les Nymphéas accompagnés des syndicats (CGT, CFDT, Sud) se sont à nouveau mobilisés devant l’établissement le 31 mai pour revendiquer la prime Ségur pour tous et une augmentation des salaires.

Ils étaient plus d’une vingtaine devant l’établissement, basé à Loguivy-Lès-Lannion (Lannion), géré par l’Adapei Les Nouelles (Association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap ou fragilisées).

Lannion

Prime Ségur : disparités 

Ce jour-là, les drapeaux des syndicats flottent à l’entrée du centre. Les salariés et syndicalistes sont massés entre eux, le visage grave. Deux ans qu’ils se mobilisent pour la même revendication : la prime Ségur pour tous les salariés. (Lire la suite)

  • Foix (La Dépêche, 1er juin 2022) :

Ce mardi 31 mai, à 10 heures, c’est sous les coups de cloches de l’église Saint-Volusien que le rassemblement des « Oubliés du Ségur » a pris forme. Une centaine de personnes sont venues faire entendre leurs opinions devant la préfecture de Foix. Les plus mobilisés sont des organisations sociales et médico-sociales, comme L’EPMS (établissement public médico-social) de la Vergnière et sa branche de l’Institut médico-éducatif. Étaient aussi présents dans la foule l’ADAPEI (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales) et la PEP (Pupilles de l’enseignement public) de l’Ariège. Tous sont réunis sous le signe de l’égalité, notamment celle de traitement du personnel par rapport à la prime de revalorisation du Ségur de la Santé au cœur des établissements médico-sociaux. (Lire la suite).

  • La Roche-sur-Yon (La Roche Ma Ville, 1er juin 2022) :

Une trentaine de personnes se sont réunies, ce mardi 31 mai 2022, au jardin Mitterrand, à La Roche-sur-Yon (Vendée). Ce rassemblement était organisé par le syndicat Sud Santé Sociaux de Vendée. Son but ? Demander une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail dans le secteur du social et du médico-social.

« Plus de moyens humains et financiers »

Étaient présents plusieurs syndicats dont la CGT, mais aussi des collectifs comme Travail social en survie 85. On réclame plus de moyens humains et financiers pour pouvoir aider convenablement les personnes que l’on doit accompagner , détaille Maïwenn Roudot, éducatrice spécialisée et membre du collectif Travail social en survie.

Pour Jean-Louis Batiot et Fabrice Soulas, tous deux membres du syndicat Sud Santé Sociaux 85, il est indispensable de revaloriser le secteur pour attirer. Il faut une valorisation salariale. Une personne qui débute dans le social et le médico-social est souvent payée au Smic.

  • Le Mans (Ouest France, 31 mai 2022) :

Ils étaient encore environ 500 salariés des métiers du médico-social, mardi 31 mai 2022 au Mans (Sarthe), à formuler leur mécontentement vis-à-vis du Ségur. À l’appel de la CGT, FO, FSU, la CFDT et d’autres collectifs, les manifestants issus du privé et du public revendiquent toujours de meilleures conditions de salaires et de travail.

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  • Lille (La Voix du Nord, 31 mai 2022) :

Un millier de travailleurs du social et médico-social ont manifesté ce mardi après-midi à Lille. Ils dénoncent des conditions de travail « de plus en plus difficiles » et « une baisse du pouvoir d’achat ». Avec une conséquence : « le métier d’éducateur n’attire plus ».

Les gens sont sous tension, sans moyens ni reconnaissance, et les salaires ne suivent pas. On vit ce qu’a vécu l’hôpital  : les métiers du social et médico-social n’attirent plus. » L’ambiance est lourde, ce mardi après-midi, porte de Paris à Lille. Un millier de travailleurs sociaux (éducateurs spécialisés, moniteur-éducateurs, psy, orthophonistes, etc., travaillant dans la prévention, la petite enfance, avec les ados, les familles en difficultés, ou les personnes âgées), sont réunis à l’appel du Collectif social déchaîné, avec la CGT, Sud, et Solidaires. Une troisième mobilisation où ils évoquent toujours une profession semblant à bout de souffle, vivant un « burn-out généralisé qui arrive dans le social ». (Lire la suite)

  • Limoges (Le Populaire, 31 mai 2022) :

Autour de 300 salariés et agents du secteur sanitaire, social et médico-social étaient rassemblé ce mardi 31 mai, pour réclamer l’intégration au Ségur de la santé.

  • Lisieux (Ouest France, 2 juin 2022) :

Une partie du personnel du médicosocial n’est pas concernée par la prime du Ségur de la santé de 183 €. Une manifestation a eu lieu devant le centre d’hébergement de la Vallée d’Auge ce mercredi 1er juin 2022.

Lisieux

« C’est totalement injuste »« on se sent complètement oubliés »« pendant le Covid, nous aussi, nous étions là ». Devant l’entrée du centre d’hébergement pour adultes handicapés de la Vallée d’Auge dans le quartier nord de Lisieux (Calvados), une cinquantaine de personnes se sont réunies ce mercredi 1er juin 2022 pour demander un traitement équitable. Il s’agit de membres du personnel du foyer, mais aussi de l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail) ou encore de l’IME (Institut médicoéducatif), trois structures médico-sociales lexoviennes gérées par l’Apaei Pays d’Auge-Falaise.

  • Lyon (France 3 Rhône Alpes, 31 mai 2022) :

Ce mardi 31 mai 2022, les syndicats CGT, SUD et CNT des secteurs sanitaire et social, médico-social ont appelé à manifester à Lyon en début d’après-midi. Les personnels sont descendus dans la rue notamment pour protester contre leurs conditions de travail. Ils se disent « oubliés » du Ségur de la Santé.

Conditions de travail, manque d’effectifs, salaires trop bas … voilà un bref aperçu des revendications des personnels médico-sociaux qui manifestaient à Lyon ce mardi après-midi. Ces aides-soignants, infirmiers ou agents métropolitains interviennent notamment dans les Ehpad, les maisons de repos ou encore les centres d’accueil. Des professions de moins en moins attractifs. Ces personnels qui se sentent dévalorisés, se disent « oubliés » du Ségur de la Santé. (…)

Mardi après-midi à Lyon, comme Marion, Eléonore et Maxime, ils étaient environ 700 à être descendus dans la rue malgré la pluie pour manifester leur malaise, faire entendre leur voix et réclamer davantage de moyens humains et financiers. La manifestation à l’appel d’une intersyndicale des secteurs sanitaire et social, a eu lieu dans le 3e arrondissement de Lyon. (Voir l’article complet).

  • Melun (Le Parisien, 1er juin 2022) :

La prime décidée suite à la crise sanitaire a d’abord été perçue par les soignants à l’automne 2020. Puis étendue à la filière socio-éducative exerçant dans les fonctions publiques d’État, hospitalière ou territoriale en 2022. Des professions en seraient privées, dénonce la CGT mobilisée ce mardi à Melun.

Melun

« On est les oubliés du Ségur. Ou plutôt les exclus du Ségur… » Ils sont seulement une trentaine, ce mardi à 9h30 devant la préfecture de Seine-et-Marne à Melun, mais leur sentiment d’injustice et de ras-le-bol pèse lourd. Ces professionnels des métiers du social ou médico-social ont du mal à le digérer : les accords du Ségur de la Santé, qui ont validé en juillet 2020 une prime mensuelle de 183 euros nets essentiellement pour les soignants suite à leur abnégation lors de la crise sanitaire, prime ensuite étendue en avril 2022 aux professions sociales ou médico-sociales, les laisseraient sur le carreau. (Lire la suite)

  • Metz (Le Républicain Lorrain, 31 mai 2022) :

« Nous sommes là pour que le complément de traitement indiciaire de 183 € net soit versé à tous les salariés de l’accompagnement, qu’ils soient du public ou du privé. Ce sont les oubliés du Ségur, à savoir aussi bien des secrétaires, des veilleurs de nuit, des maîtresses de maison que des agents techniques », explique Sandrine Greiner (CFDT). « Dans le secteur public, beaucoup l’ont eu mais pas tous. À même travail, même salaire… » Près de 200 personnes ont défilé, ce mardi, dans les rues de Metz pour défendre le secteur médico-social.

« Cette prime, qui n’a pas été versée à tous, génère de la colère mais c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est aussi la casse des conventions collectives pour mettre en place le salaire au mérite qui va dynamiter l’ambiance dans les équipes, fulmine Eric Florindi, organisateur de la manifestation (Sud Solidaires). Il faut de la solidarité pour venir en aide à ceux qui sont dans la précarité. » Et Gaël Diaferia (CGT) de conclure : « Il faut augmenter les salaires des agents du social et du médico-social qui sont en première ligne depuis bien avant le Covid. Il y a des dizaines de postes vacants et des difficultés de recrutement Pour accompagner dignement les personnes, il nous faut du temps et des moyens. »

  • Montauban (La Dépêche, 1er juin 2022) :

A l’appel de la CGT, les personnels de santé et de l’action sociale étaient appelés à se rassembler hier devant la CPAM pour dénoncer manque de moyens et d’effectifs.

Montauban

Aides-soignantes, surveillants de nuit, cuisiniers, infirmiers, agents administratifs ou techniques, éducateurs, psychologues, agents de service hospitalier, aides médico-psychologiques, moniteurs éducateurs, cadres de santé… A l’appel de la CGT, une cinquantaine de personnes s’est rassemblée hier matin devant la Caisse Primaire d’Assurance Maladie pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation des métiers liés à l’action sociale, au médico-social et à la santé. « Notre premier souci, c’est le gel des salaires depuis 20 ans et la prime du Segur, relève Laurent Noël, éducateur et secrétaire adjoint action sociale à la CGT. Les éducateurs, les agents administratifs et des services généraux n’ont rien eu. Nous demandons la prime de 183 euros pour tous. Nous sommes aussi inquiets car des postes sont vacants par dizaines dans le domaine de l’enfance et de l’accompagnement des personnes en difficulté. Des structures ferment (à Durfort-Lacapelette récemment) et d’autres fonctionnent avec des intérimaires peu ou non qualifiés. On veut savoir comment faire et comment on va faire à l’avenir. »

  • Montpellier (Le Poing, 2 juin 2022) :

Ce mardi 31 mai, de nombreux travailleurs sociaux se sont mis en grève et mobilisés à Montpellier. L’appel avait été lancé par le Caasos (Collectif des Actrices et Acteurs du Social et des Oublié.e.s de la Société). Ce collectif, créé en octobre dernier, et soutenu par la CGT et Sud Santé Sociaux, réunit des travailleureuses du médico-social, dans un fonctionnement autogestionnaire (une personne une voix) tous les quinze jours, rue Lakanal.

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Et cette quatrième journée d’action marque un élargissement. Le secteur de l’Animation se joint au mouvement, qui englobait déjà les secteurs du Social, du Médico-Social et du Sanitaire. Car les souffrances et la logique sont les mêmes : surcharge de travail, sous-effectif, manque de moyens financiers, perte de sens, dévalorisation, précarité… (Lire la suite). 

  • Nantes (Ouest-France, 31 mai 2022) :

Le ras-le-bol des agents du secteur médico-social s’exprime dans la rue.

Nantes

Ils ont répondu à un appel à la grève, lancé nationalement par une intersyndicale ce mardi 31 mai. Plusieurs centaines de salariés du secteur ont manifesté à la mi-journée à Nantes.

  • Nîmes (Midi Libre, 31 mai 2022) :

Réunis à l’appel des syndicats, les membres de ce secteur en crise lancent un appel à l’aide pour plus de moyens humains et matériels.

Ils sont originaires de Bagnols, Alès, Pont Saint-Esprit, Uzès ou Nîmes et exercent en ITEP, IME, en Maison d’enfants et dans de nombreux autres établissements du secteur médico-social implantés dans les quatre coins du département. Pas moins de 150 personnels de ce secteur en crise se sont rassemblés à l’appel des syndicats ce mardi 31 mai à 14 heures, devant l’antenne gardoise de l’Agence régionale de Santé-Occitanie pour exprimer leur détresse. (Lire la suite)

  • Pau (La République des Pyrénées, 31 mai 2022) :
À l’appel de la CGT, environ 150 personnes ont défilé dans les rues de Pau jusqu’en préfecture pour exprimer les revendications des « exclus du Ségur ».

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Ils se sont longtemps désignés comme les « oubliés du Ségur » de la santé. Ils se considèrent désormais après des mois et des mois de mobilisation comme les « exclus » du dispositif gouvernemental de revalorisation salariale des professionnels de la santé.

À l’appel de la CGT, environ 150 professionnels du secteur social et médico-social ont défilé ce mardi matin dans les rues du centre-ville de Pau jusqu’à la préfecture. Une nouvelle mobilisation qui intervient selon les syndicats CGT de l’action sociale (USD 64) « dans un contexte d’appauvrissement général des populations et de notre secteur d’activité qui représente plus de 3 000 salariés sur le département des Pyrénées-Atlantiques ». Une manifestation similaire était prévue à la mi-journée à Bayonne devant le parvis du conseil départemental. Et des débrayages sont annoncés ce mercredi 1er juin « dans toutes les associations et établissements du département ».

  • Poitiers (Centre Presse, 2 juin 2022) :

Au lendemain de piquets de grève devant plusieurs établissements de la Vienne, plus de 300 salariés du secteur social et médico-social ont défilé, hier après-midi, dans le centre-ville de Poitiers. L’appel à la grève de la Coordination nationale des travailleurs sociaux en lutte a donc été entendu, lui-même relayé localement par les syndicats Sud, CGT et le collectif Les Broyés du social. Après un pique-nique et des interventions de candidats aux élections législatives en face de la cité judiciaire, le cortège de manifestants est parti à 14h pour rallier la préfecture.

Poitiers

« On ne peut pas exclure tout le monde »

« Ce n’est pas une habitude de se mobiliser en sectoriel, car nous sommes face à des associations avec 50 salariés d’un côté, 400 à 500 de l’autre, parfois avec de multiples financeurs… Mais l’état de notre secteur professionnel est tellement catastrophique que l’on n’a plus le choix », déclare Marie-Laure Noël, éducatrice spécialisée et secrétaire départementale de Sud Santé Sociaux, satisfaite de cette mobilisation. Cette grève avait pour principale revendication l’extension de la prime Ségur (183€ nets par mois) à l’ensemble du personnel du social et du médico-social. Une revalorisation dont ne profite pas plus de la moitié de l’effectif d’ATI 79 (Association tutélaire et d’insertion). « Le service administratif, la comptabilité, les ressources humaines sont impactés. Sans eux, l’association ne fonctionnerait pas », rappellent Noémie Poiret, responsable administrative et financière, et Carole Gaston, responsable des ressources humaines.
En l’état actuel, cette prime Ségur peut générer, selon elles, « de l’inégalité, de l’injustice, de la précarité », et aboutir, à terme, « à une scission entre les différents services ». « On ne peut pas exclure tout le monde. Nos métiers ne sont déjà pas reconnus et sont payés au Smic en entrée de grille », complètent ces deux salariées d’ATI 79, qui avaient manifesté il y a une semaine devant les locaux à Niort.

Outre la rémunération, Romain Joubert évoque un secteur « en grande crise »« Nous avons une vraie crise de la vocation et d’attractivité avec beaucoup de départs et moins de personnels. À l’IRTS (Institut régional de travail social), les salariés sont beaucoup moins formés que par le passé, témoigne le travailleur social. Il y a aussi une vraie crise dans le sens du métier avec beaucoup d’injonctions liées aux restrictions des financements et à la logique concurrentielle. »

Lui estime que sa profession, qui couvre aussi bien « la protection de l’enfance, le handicap, la prison… », est « indispensable ».

  • Quimper (Ouest France, 31 août 2022) : 

Quelque 500 professionnels du secteur médicosocial ont manifesté à Quimper (Finistère), en matinée, ce mardi 31 mai 2022.

  • Rennes (Ouest France, 31 mai 2022) :

Leur nombre faiblit, mais pas leurs revendications. De plus de 2 000 personnes en décembre, les travailleurs sociaux étaient environ 400 personnes, ce mardi 31 mai, dans le centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine), à manifester pour demander une revalorisation des salaires, dans le cadre du Ségur de la santé.

« Même après 28 années de carrière, je ne touche que 1 495 € net par mois, sans compter la prime Ségur. J’estime que je vaux plus. Il est temps qu’on se fasse entendre ! » Fabrice Richard est aide médico-psychologique. Avec quelque 400 autres travailleurs et étudiants du secteur social et médico-social, le délégué syndical CGT de l’ADAPEI35 a battu le pavé ce mardi 31 mai 2022, à Rennes (Ille-et-Vilaine), pour demander une revalorisation des salaires. « On réclame 180 €, comme rampe de lancement et ensuite on demande 300 € nets, pour toutes et tous. » (Lire la suite)

  • Rodez (La Dépêche, 1er juin 2022) :

Les travailleurs sociaux ont manifesté leur colère ce mardi après-midi à Rodez pour exprimer leur colère « face à l’attentisme » tant du conseil départemental que de l’ARS concernant notamment l’accès à la prime Segur pour tous les agents travaillant dans le secteur social et médico-social aussi bien dans la collectivité territoriale que dans le secteur privé associatif.

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  • Saint-Etienne (Tonic Radio, 31 mai 2022) :

Ce mardi 31 mai, à 10h30, les salariés du secteur social et médico-social ont manifesté dans les rues de Saint-Étienne, le cortège s’étant élancé de la Bourse du travail à la préfecture de la ville.

Les manifestants revendiquaient une revalorisation salariale, l’amélioration de leurs conditions de travail et la mise en place d’une convention collective unique. Afin de rendre leurs métiers attractifs, ces derniers demandent également la transposition du Ségur de la santé sur leurs secteurs d’activité.

Selon Le Progrès, ils étaient des centaines à avoir manifestées ce mardi matin dans les rues de Saint-Étienne. Des manifestations avaient également lieu dans plusieurs autres villes françaises, comme Le Mans et Dijon, suite à l’appel de plusieurs syndicats des secteurs sanitaire, social et médico-social : CGT, SUD et CNT.

  • Toulouse (La Dépêche, 1er juin 2022) :

« Les 183 € de revalorisation du Ségur, moi je ne les ai pas vus… » Psychologue dans une structure de Saint-Orens, Stéphanie est mobilisée, ce mardi 31 mai, pour défendre son pouvoir d’achat et ses conditions de travail. « On perd de plus en plus de personnel, tout le monde est sous pression. C’est très compliqué… » A l’appel de Sud Santé Sociaux et de la CGT, partout en France, les salariés des secteurs social et médico-social se sont mobilisés. Ils étaient plusieurs centaines devant la préfecture de Haute-Garonne, ce mardi. « Les organisations patronales refusent l’octroi des 183 € à l’ensemble des salariés du secteur, excluant notamment les personnels administratifs, techniques et services généraux, mais aussi les assistantes familiales, les personnels enseignants et d’autres encore… », explique Joël Saint-Viteux, un porte-parole de l’intersyndicale. Les travailleurs sociaux n’excluent pas de se mobiliser à nouveau s’ils ne sont pas entendus.

  • Troyes (L’Est Eclair, 1er juin 2022) :

Une cinquantaine de salariés de secteur social, sanitaire et médico-social ont répondu, mardi midi devant la préfecture de l’Aube, au mouvement de grève nationale.

« C’est inacceptable de créer des sous-métiers dans le milieu du social. » Le directeur de l’AJA (Action Jeunesse de l’Aube), Xavier Meignin, était présent, mardi midi, devant la préfecture à Troyes pour épauler les salariés de son établissement. « Je suis là pour défendre les services administratifs et logistiques qui ne touchent pas le Ségur 3 (183€ de prime accordés aux travailleurs sociaux, NDLR). On a 54 salariés, six ne vont pas bénéficier de cette revalorisation salariale alors qu’ils font partie des salaires les plus bas, c’est inacceptable. Ce n’est pas que pour l’argent mais aussi pour le fait qu’on leur dise “vous n’êtes pas indispensables”. Ce manque de reconnaissance devient insupportable. » (Lire la suite)

  • Valence (Le Dauphiné Libéré, 2 juin 2022)

Mercredi 1er juin, plus d’une centaine de salariés du secteur médico-social ont manifesté, à l’appel de la CGT, à Valence, de la préfecture jusqu’à l’Agence régionale de santé. Il s’agissait d’un mouvement de protestation national.

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