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Salariée de Colruyt sous la menace d’un licenciement : la CGT organise un large rassemblement

Posted by dsinterim sur octobre 12, 2021

L’Est Républicain, 12 octobre 2021 :

Convoquée ce lundi à 11 h pour un entretien préalable, Mélanie Santi a bénéficié d’une présence massive de cégétistes venus de toute la région. Ils montent au créneau, évoquant « des motifs futiles » pour écarter, pensent-ils, l’une des leurs des futures élections au CSE.

colruyt

Il est un peu moins de 11 h, ce lundi matin. Visière blanche retenant sa chevelure blonde, grand sourire, Mélanie Santi quitte brièvement son rayon boulangerie pour remercier les quelque 80 cégétistes réunis devant l’entrée de Colruyt. Ils sont venus du Doubs, du Territoire de Belfort mais aussi du Jura (Dole et Lons-le-Saunier). Sous la bannière rouge, le cas « Santi » mobilise. « On ne doit pas lâcher et on ne va pas lâcher ! », martèle, dans le micro, José Aviles, le secrétaire général de l’union départementale du Doubs. « On est avec vous », appuie Richard Odéron, secrétaire de l’UL Pays de Montbéliard FO.

Sur le tract distribué sur le parking du supermarché, il y est fait état du parcours de l’intéressée : salariée depuis 2012, victime d’un harcèlement moral et sexuel en 2019, elle a dû quitter le magasin où elle travaillait pour être mutée à Arcey. Même si le traitement de l’affaire ne satisfait pas le syndicat (c’est la victime qui a dû quitter son lieu de travail initial et non le harceleur présumé), en ce lundi matin, le souci est ailleurs.

« On ne veut plus d’elle dans la boutique »

Mélanie Santi est convoquée, à 11 h, pour un entretien préalable qui, au final, s’est étalé sur près d’une heure. Que lui reproche la direction ? Lilian Verjus, élu CGT dans le Jura, a accompagné l’employée sur le gril. Face à eux, se trouvaient le manager régional ainsi que la responsable des relations sociales, descendue tout spécialement du siège France de Colruyt, basé à Rochefort-sur-Nenon, dans le Jura. « On ne lui reproche rien sur son travail. On lui reproche son comportement. Elle parlerait trop à ses collègues. Elle pose des questions », détaille le syndicaliste.

Quand on appelle Mélanie sur son téléphone pour recueillir son ressenti, elle transmet illico le portable à Patrick Rougier, de l’UL CGT du Pays de Montbéliard : « Ce ne sont que des futilités, des broutilles, des prétextes. Elle n’est pas d’accord avec les plannings même si elle s’y soumet. Elle s’intéresse aux affichages du CSE et du CHSCT. Elle parle à ses collègues, leur dit qu’il n’est pas obligatoire d’accepter de travailler le dimanche. C’est bien simple, on ne veut plus d’elle dans la boutique (sic) parce qu’elle dérange et que la direction veut éviter qu’elle se présente (sous l’étiquette CGT) aux élections du CSE, en mai prochain ».

Nicolas Ohlmann, le directeur marketing et communication de Colruyt, ne souhaite pas entrer dans ces considérations. « La convocation était en lien avec les missions de l’employée. Rien d’autre. Le but était de l’entendre. Je peux juste vous dire qu’aucune décision n’a été prise à l’avance ». « On n’aurait jamais vu un licenciement pour des motifs aussi futiles », veut se convaincre Patrick Rougier. À suivre…

 

 

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