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Quelques échos des mobilisations du 15 juin dans le secteur social et médico-social

Posted by dsinterim sur juin 16, 2021

Quelques échos des mobilisations du 15 juin dans le secteur social et médico-social :

  • Aude :

Le secteur médico-social réclame « une prime pour tous »

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La branche sociale de la CGT se bat afin que la totalité des salariés du secteur médico-social privé obtienne les 183 € mensuels du Ségur de la Santé, accordés seulement pour l’instant aux soignants, et à l’ensemble du personnel des Ehpad. Estimant que « les établissements pour personnes en situation de handicap risquent de graves problèmes d’effectifs sir le secteur ne bénéficie pas à son tour de la revalorisation salariale », les salariés des trois grands établissements médico-sociaux de l’Aude (Ussap, Apajh et Afdaim) ont fait grève et manifesté, à l’appel de l’Union santé départementale CGT. Pour dénoncer ce qu’ils estiment être une injustice, à l’égard des personnels éducatifs, sociaux et administratifs de ces structures.

Ils se sont rendus devant la permanence parlementaire de la députée LREM Danièle Hérin, qui n’était pas présente mais s’était entretenue avec les représentants des salariés, vendredi dernier, en visio. « Elle nous dit que cela pourrait bouger, mais c’est sans garantie », constate Patrick Cazanave, porte-parole de l’USD CGT.

(La Dépêche du Midi, 16 juin 2021)

Limoux. Les salariés CGT de l’USSAP réclament 300 € pour tous

Pour les salariés CGT de l’USSAP, ancienne ASM à Limoux, les conditions de travail avec la crise du Covid se sont dégradées dans leur secteur d’activité, en particulier.

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Il manque de personnel. Les mesures d’augmentation salariale sont nettement insuffisantes et excluent une partie des salariés du médico-social. Ils estiment que les difficultés de recrutement dans leur secteur vont croissant, ainsi que les iniquités de traitement. « Nous assistons à une fuite des professionnels vers des structures plus attrayantes en termes de qualité de vie au travail et de rémunération », considère Patrick Cazanave délégué CGT. « Le gouvernement a créé des différences inacceptables avec la prime du Ségur de 183 €. Cette indemnité doit s’appliquer à tout le personnel travaillant dans la santé, y compris aux travailleurs médico-sociaux, dans le public comme dans le privé. Les propositions de la mission Laforcade ont pour but de diviser le personnel des structures sanitaires et du médico-social. La CGT revendique des moyens supplémentaires et une revalorisation de 300 € pour tous ».

La Dépêche, 16 juin 2021

  • Bas Rhin :

Les travailleurs sociaux dans les rues de Strasbourg

Deux mois après leur précédente manifestation, des travailleurs du secteur social et médico-social ont à nouveau défilé mardi matin dans les rues du centre-ville de Strasbourg dans le cadre d’une journée de mobilisation organisée par la CGT et SUD.

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Partis de la place Broglie, ils ont marché jusqu’à l’hôtel de la Collectivité européenne d’Alsace pour exiger une revalorisation salariale de 300 euros, égale pour tous, sans distinction public-privé, et intégrant les 183 euros mensuels déjà octroyés par le Ségur de la santé aux personnels paramédicaux des hôpitaux et des Ephad.

« Nous étions les oubliés du Ségur mais notre mobilisation a permis d’obtenir pour janvier 2022 une revalorisation salariale pour certains métiers dans les établissements privés à but non lucratif : infirmières et aides-soignantes, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, aides médico-psychologiques, etc. Il s’agit toutefois d’une revalorisation sélective qui engendre un sentiment d’injustice car elle exclut les éducateurs, les salariés des fonctions administratives et logistiques, les professionnels de la protection de l’enfance, etc. qui se sont engagés de la même manière », rappelle Jérôme Bardot de la CGT Mosaïque action sociale du Bas-Rhin.

Les manifestants ont par ailleurs réclamé davantage de moyens humains et matériels et demandé l’arrêt immédiat de la tarification à l’acte (réforme Sérafin PH) que certains établissements expérimentent déjà dans le Bas-Rhin.

Le cortège de plus de 250 personnes comprenait également des salariés de la fonction publique issus de l’enseignement, de l’hôpital et des collectivités territoriales, mobilisés dans le cadre d’une journée nationale d’action organisée par l’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires. Leurs revendications incluaient notamment une revalorisation « réelle » des salaires et pensions, de meilleures conditions de travail et l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique d’août 2019.

(Dernières Nouvelles d’Alsace, 16 juin 2021)

  • Calvados

Les professionnels du médico-social manifestent pour des salaires revalorisés

Une bonne centaine de professionnels du monde du médico-social s’est réunie devant le Conseil départemental du Calvados puis l’Agence régionale de santé (ARS), à Caen, pour manifester ce mardi 15 juin. Ils réclament une hausse des salaires et de meilleures conditions de travail.

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Éducateurs spécialisés, moniteurs, assistants sociaux… Ils étaient environ 150 professionnels spécialisés dans le secteur du médico-social du privé et du public (handicap, protection de l’enfance) à répondre à l’appel des syndicats de la CGT, SUD Santé Socio et FO à manifester devant le Conseil départemental du Calvados, puis devant l’Agence régionale de santé, à Caen, ce mardi 15 juin au matin.

Ils réclament davantage de moyens financiers (hausse des salaires avec intégration des 183 € du Ségur) et une amélioration de leurs conditions de travail. Quelques blouses blanches sont venues apporter leur soutien au mouvement. Une délégation a été reçue par Christine Resch-Domenech, directrice générale adjointe de la Solidarité du Département du Calvados, qui n’a pas souhaité s’avancer avec l’approche imminente des élections départementales ce dimanche 20 juin. L’entretien a duré une heure.

« Durant l’épisode Covid-19, les travailleurs sociaux ont été en première ligne. Nous nous sommes occupés de personnes en difficultés sociales, de personnes handicapées. Nous avons accompli nos missions qui sont d’intérêt général, avec abnégation et sans équipements de protection. Et pourtant, nous avons été totalement exclus des négociations autour des 183 € du Ségur. Nous voulons de la reconnaissance », explique John Saliou, coordinateur régional de la CGT.

Les syndicats déplorent que le niveau des salaires ne soit pas en adéquation avec un quotidien de plus en plus difficile, dans un secteur professionnel qui a du mal à attirer de nouvelles vocations. « À la CGT, on réclame 300 € de salaire en plus », reprend John Saliou.

(Ouest France, 16 juin 2021)

Corrèze :

Le secteur de la santé et du médico-social réclame égalité de traitement et reconnaissance professionnelle

Suivant un appel national à la grève, le personnel des secteurs de la santé, du social et du médico-social demandent une égalité de traitement et  une revalorisation des salaires. Des rassemblements ont lieu à Tulle ce mardi 15 juin.

A l’appel de l’USD CGT Santé et Action Sociale, une quinzaine de personnes se sont réunies ce mardi 15 juin à 10 h 15 devant la préfecture de la Corrèze. Une délégation de six personnes a été reçue par la directrice de cabinet de la préfète.

« Nous demandons le dégel du point d’indice, l’amélioration des conditions de travail, l’augmentation de la masse salariale dans les hôpitaux et maisons de retraite et une égalité de traitement pour toutes les catégories socio-professionnelles », insiste Leila Combalier de la CGT de l’hôpital de Tulle qui considère que la revalorisation des salaires « permettra l’attractivité de ces métiers » en tension alors qu’après la pandémie certains, épuisés, ont opté pour une reconversion professionnelle.

Différence de traitement

Ce qui mobilise aussi le secteur de la santé et du médico-social, ce sont les différences de traitement avec ceux qui ont touché la prime décidée par le Ségur de la santé et ceux qui en sont exclus. « Les établissements qui dépendent de l’ARS touchent la prime, les autres non, déclare un salarié de l’EPDA du Glandier. Par exemple, les salariés de la Mas de Vigeois vont l’avoir tandis que le Foyer de vie voisin non. Pourtant, le personnel va d’un établissement à l’autre, ce n’est pas normal.

Le secteur du handicap oublié

Les manifestants déplorent aussi que le secteur du handicap soit oublié du Ségur. C’est le cas d’Etienne et Clément tous deux salariés de l’ITEP de Malemort. « Nous  ne sommes pas habitués à faire grève, mais là, le mouvement est suivi. Les enfants accueillis pour des troubles comportementaux ont été renvoyés chez eux ce matin ». Etienne et Clément sont éducateur technique spécialisé (ETS) et éducateur spécialisé et ne touchent pas cette prime de 183 euros mensuels contrairement à d’autres collègues. « Pourtant, on exerce le même métier. On encadre les enfants de la même façon », plaident-ils.

Le mouvement de grogne national avait commencé à Tulle à 8 h 30 devant l’Agence régionale de santé par une rencontre avec la directrice corrézienne Sophie Girard et doit se poursuivre avec un rassemblement à 13 h 30 devant l’hôpital de Tulle où une motion doit être remise à la direction.

« De toute façon, on nous répond toujours la même chose, que c’est au national que ça se décide ».

La Montagne, 16 juin 2021

Hautes Alpes :

À Gap, le personnel du social et médico-social réclame hausse de salaire et reconnaissance

Les agents du secteur social et médico-social, parents pauvres du Ségur de la santé, se sont pour la énième fois mobilisés à l’appel de la CGT 05 santé-action sociale pour réclamer un alignement de traitement avec le secteur du service public hospitalier.

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Une cinquantaine de personnel des établissements sociaux et médico-sociaux du département étaient en grève mardi 15 juin. Ils se sont rassemblés sur le parvis de l’hôtel du Département pour réclamer une égalité de traitement avec leurs homologues du service public hospitalier.

La contestation a été portée par de nombreux agents des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), des maisons d’accueil spécialisées (MAS), des foyers d’accueil médicalisé (FAM) ou encore d’instituts médico-éducatif (IME) qui, pour l’occasion, ont interrompu leurs activités dans leurs établissements.

« Les inégalités de salaires divisent les salariés »

« On passe aujourd’hui, auprès de nos directions, pour les maltraitants », se désole une gréviste du foyer d’accueil médicalisé Albert-Borel de Gap. Les protestataires ont réclamé une revalorisation des salaires et du point d’indice, la reconnaissance de pénibilité, plus de moyens mais avant tout l’alignement de traitement avec le secteur public hospitalier. « Les attaques du gouvernement contre la santé se multiplient comme en témoignent les réductions de budget, les fermetures de lits et les inégalités de salaires qui divisent les salariés », déplore Sandrine Giaime, de la CGT. La différence de salaire entre le public et le privé est préjudiciable au recrutement. « Nous avons de plus en plus de mal à recruter des aides-soignantes », observe Laura Gillet, infirmière au SSIAD de Guillestre Vivre et vieillir chez soi. « Il y a aujourd’hui une logique de concurrence entre les établissements alors que nous devons travailler dans la complémentarité », dénonce François Jouve, éducateur spécialisé à l’APF pôle enfance.

Le Dauphiné Libéré, 16 juin 2021

Lot-et-Garonne :

Les personnels du secteur médico social dans la rue

Ils dénoncent leurs conditions de travail et le manque de reconnaissance de leurs professions
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« Il y a un an tout juste, nous étions dans la rue pour les mêmes raisons », gronde Corinne, militante de la CGT et éducatrice dans un établissement spécialisé. Son syndicat et Solidaires appelaient ce mardi 15 juin à manifester pour de meilleures conditions d’exercice, un meilleur salaire et la reconnaissance de leur profession. « Nous avons été exclus du Ségur de la santé, nous ne le comprenons pas. Dans le médico-social, nous fonctionnons ensemble avec les soignants », s’étonnent les personnels.

Uniformiser les soins

Au-delà de la revalorisation salariale, les travailleurs dans ce secteur demandent que soit reconnu un statut de service public des établissements dans lesquels ils travaillent. « Ce sont souvent des associations, mais les places, les agréments sont décidés et financés par l’Agence régionale de santé et le Conseil départemental. » Les personnels demandent également davantage de moyens pour exercer. « Chaque patient est différent, ne réagit pas de la même façon à un traitement, une durée… Or, aujourd’hui, nos autorités de tutelles nous demandent d’uniformiser les soins. » « Je fais ce métier depuis trente ans. C’est la première fois que j’envisage de faire autre chose », déplore l’une d’elles.

Sud Ouest, 16 juin 2021

Pyrénées Atlantique :

Bayonne : le médico-social mobilisé pour dénoncer « le Ségur de l’inégalité »

« Stop à l’injustice »

« Tous unis, on ne lâchera rien, 183 euros pour tous », lisait-on sur une des banderoles brandies lors de la marche. « C’est une prime poudre aux yeux, lâche Dominique Pons de la CGT Bayonne. Ce que demandent les personnels c’est une augmentation du point d’indice, gelé depuis 10 ans, et une reconnaissance salariale, non pas ponctuelle, mais sur plusieurs années », ajoute-t-il.

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Toutefois, la protection sociale et les métiers reliés à la santé (éducateurs, personnel spécialisé) ne sont pas reconnus. Annie, membre de l’AEHM (Association européenne des handicapés moteurs) à Tarnos, en sait quelque chose. Elle réclame une revalorisation égalitaire : « Nous faisons le même travail que les fonctionnaires, certifie-t-elle. Il est aussi dur. C’est une question d’équité. »

« Cette exclusion injuste est bien éloignée des discours de solidarité et de reconnaissance des politiques, qui ont inondé les conférences de presse et chaînes d’information, insiste un syndicaliste CGT. Pour nous, salariés du médico-social, il s’agit du Ségur de l’inégalité. »

Sud-Ouest, 16 juin 2021

Finistère :

« Des avancées trop timides » : ils ont défendu le médico-social à Quimper

Les acteurs du secteur médico-social de Bretagne se sont réunis, samedi 12 juin 2021, à Quimper (Finistère) pour alerter les pouvoirs publics sur leur situation.

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