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Belfort : les livreurs Uber Eats en grève réclament de meilleures conditions de travail

Posted by dsinterim sur avril 15, 2021

France Bleu, 13 avril 2021 :

Depuis lundi midi, plusieurs dizaines de livreurs de la plateforme Uber Eats sont en grève. Ils réclament un salaire plus important ainsi qu’une diminution du nombre de coursiers. La mobilisation ne s’arrêtera pas tant qu’ils ne seront pas entendu par l’entreprise.

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Des livreurs belfortains de la plateforme Uber Eats sont en grève depuis lundi midi, une quarantaine d’abord, jusqu’à être quatre-vingts grévistes ce mardi soir. Tous dénoncent des conditions de travail de plus en plus durs, ainsi que des cadences infernales. De son côté la direction assure que le dialogue est établi et « s’engage à continuer à réfléchir aux solutions les plus efficaces ».

Des rythmes de travail difficiles à tenir selon les livreurs

Assis sur leurs vélos devant le KFC et le Burger King de la ville, les livreurs refusent de prendre la moindre commande. Parmi eux, Sami, 25 ans qui travaille pour la plateforme américaine depuis deux ans. Lui dénonce les cadences infernales : « Quand on va sur la route, leur GPS nous indique un temps à respecter mais qui est impossible à respecter, on nous demande de faire _15 km en 10 minutes_, on prend des risques, c’est dangereux« . Un sentiment aussi partagé par Bilel : « Certaines fois, ils nous disent de passer par l’autoroute, c’est de la folie ! »

Des revenus divisés par trois en deux ans

L’un des livreurs, Sami, estime que les conditions de travail se sont dégradées en deux ans : « Uber chante les avantages de liberté, c’est vrai, il ne faut pas le nier, on peut travailler quand on veut mais il faut voir aussi les inconvénients, on est plus comme des _esclaves modernes_. Au début quand j’ai commencé, je pouvais faire mes 70 euros par soirée mais maintenant c’est à peine 25 euros. »

La réponse de la direction 

Dans un communiqué, la direction d’Uber Eats assure « avoir échangé avec plusieurs dizaines de livreurs pour trouver ensemble les meilleurs réponses aux enjeux soulevés. Nous sommes ainsi ouverts au dialogue et sommes engagés à continuer à réfléchir aux solutions les plus efficaces pour soutenir l’activité des livreurs qui utilisent l’application à Belfort« . Ainsi, sur le sujet de la rémunération, l’entreprise indique comprendre « la frustration des livreurs dans ces périodes, et discutons avec eux pour répondre à leurs inquiétudes. Nous allons continuer à densifier et diversifier la sélection de restaurants disponibles à Belfort (… ) et permettre d’augmenter le volume d’activité des livreurs« .

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L’Est Républicain, 12 avril 2021 :

Depuis ce lundi, les coursiers à vélo d’Uber Eats sont en grève, dénonçant leurs conditions de travail toujours plus précaires. Les primes et bonus fondent tandis que le nombre de livreurs augmente. Comme dans d’autres villes françaises, les livreurs belfortains demandent gain de cause.

« Il fallait qu’on s’organise car nos conditions de travail sont de plus en plus précaires », avoue Adam*, coursier depuis sept mois chez Uber Eats. Devant le resto rapide Burger King à Belfort, une palanquée de jeunes gars entre 18 et 35 ans, les mollets comme le moral, d’acier, s’attroupent pour exprimer leur ras-le-bol.

Uber Eats nous assure des bonus qu’on ne reçoit jamais

Un coursier en grève

« On bosse trop et pour trop peu », s’insurge l’un des coursiers. « On nous assure des bonus qu’on ne reçoit jamais. Une course nous est payée 4 euros, si une seconde s’ajoute dans la foulée on n’est payé que pour une. En moyenne je fais 30 euros par jour une fois que l’Urssaf m’a prélevé 22 % de mon chiffre. C’est pas tenable ».

Actions similaires dans d’autres villes

Dijon, Lille, Strasbourg ou Reims, les actions se succèdent et se ressemblent. La plateforme Uber Eats s’attachant surtout à faire la sourde oreille. Le statut de micro-entrepreneur de ses livreurs lui permet de s’affranchir de nombreuses responsabilités légales.

Les commandes s’empilent

Devant le fast-food, la manager inquiète sort prendre la température : « les menus commandés refroidissent ! » Mais les livreurs à vélo font corps et aucun n’accepte les commandes qui s’empilent sur leur appli. « Ceux qui veulent livrer, ils peuvent. Mais on leur explique pourquoi nous, on est en grève et souvent ils nous rejoignent », souligne Walter*.

Trop de coursiers sur le secteur

Les coursiers sont déjà une quarantaine à 13 h. Ils estiment être 150 sur le secteur belfortain. « Il faut aussi réguler le nombre d’inscriptions sur la plateforme. Uber Eats ne modère pas les inscriptions et ensuite il baisse le prix payé par commande », regrette Adam.

Résolus, les coursiers attendent une action positive de la plateforme Uber Eats pour se remettre en selle.

*Les prénoms ont été changés

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