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Solidarité avec Laye Fodé et avec les autres jeunes majeurs étrangers

Posted by dsinterim sur janvier 8, 2021

Communiqué CGT ADDSEA, 8 janvier 2021 :

La grève de la faim commencée ce début d’année 2021 par Stéphane Ravacley, boulanger bisontin, pour que son apprenti Laye Fodé, de nationalité guinéenne, obtienne un titre de séjour, a été médiatisée au niveau national. L’histoire de Laye Fodé a en effet de quoi révolter : voici un jeune travailleur, arrivé mineur en France, accompagné par les services de protection de l’enfance, et qui, à ses 18 ans est menacé d’expulsion vers la Guinée !

Nous apportons bien entendu tout notre soutien à la grève de la faim entamée par Stéphane Ravacley, patron de la boulangerie La Ruche de Besançon, pour que Laye Fodé obtienne un titre de séjour. Nous appelons également tout le monde à signer et à faire signer massivement la pétition de soutien.

Nous tenons à souligner que la situation de Laye Fodé n’est malheureusement pas un cas isolé. La situation de Laye Fodé nous touche d’autant plus que,  salariés du secteur social, elle nous rappelle celle de bien des jeunes que nous accompagnons au quotidien.

Ainsi, dans le Doubs, c’est de façon quasi-systématique que la Police aux Frontières continue de déclarer irrecevables les documents d’identité guinéens, en s’appuyant sur une étonnante directive hiérarchique qui préconise le refus des documents d’état-civil guinéens. Ainsi, de façon tout aussi quasi-systématique la Préfecture du Doubs refuse les titres de séjour et ordonne des Obligations de Quitter le Territoire Français aux jeunes guinéens. Bien des jeunes d’autres nationalités se voient également refuser un titre de séjour sous des prétextes comme «manque de preuves concernant l’absence de lien avec la famille restée dans le pays d’origine». Ce dernier motif est particulièrement fallacieux, puisqu’il est rigoureusement impossible de prouver une absence de lien !

Ces jeunes sont lycéens parfois, apprentis souvent, généralement en boulangerie, dans la restauration ou le bâtiment. Comme Laye Fodé, après avoir appris le français, commencé une scolarité en France, fait tous les efforts possibles, se voient refuser un titre de séjour à leurs 18 ans. Et c’est ainsi que la Préfecture transforme nombre de jeunes apprentis en ouvriers sans-papiers soumis au travail clandestin.

Solidarité donc avec Laye Fodé et avec tous ces jeunes qui ont grandi ici, ont étudié et travaillé ici et doivent pouvoir rester ici !

Voir en PDF : laye2

Une Réponse vers “Solidarité avec Laye Fodé et avec les autres jeunes majeurs étrangers”

  1. […] Solidarité avec Laye Fodé et avec les autres jeunes majeurs étrangers […]

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