CGT ADDSEA

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On nous parle de Qualité de Vie au Travail, mais nos conditions de travail se dégradent

Posted by dsinterim sur novembre 16, 2018

Tract CGT ADDSEA :

On nous parle de Qualité de Vie au Travail,
Mais nos conditions de travail se dégradent

La Direction Générale de l’ADDSEA se lance dans un vaste chantier afin de promouvoir la « Qualité de Vie au Travail ». Sur cette question, le syndicat CGT a, depuis bientôt un an, fait connaître ses propositions afin d’assurer un véritable droit à la déconnexion pour l’ensemble du personnel, cadres ou non. En effet, assurer un véritable droit à la déconnexion est indispensable pour que les moyens modernes de communication ne viennent pas entraver la séparation entre vie privée et vie professionnelle et ainsi remettre en cause les droits au repos entre deux journées de travail, les congés hebdomadaires ou annuels, etc. La Direction Générale a renvoyé tout protocole ou accord sur le thème du droit à la déconnexion à la fin de son chantier sur la « Qualité de Vie au Travail ».

Bien sûr, un simple protocole sur ce droit à la déconnexion ne suffira pas. Nous voyons déjà que pour faire respecter des droits inscrits dans la convention collective, le code du travail ou les accords d’entreprise, nous devons sans cesse nous battre comme pour le respect du délai de prévenance de sept jours en cas de modifications horaires ou pour l’application du protocole violence en cas d’agressions. Pour ne prendre qu’un exemple, il a fallu deux agressions et plusieurs interventions de la CGT et de ses élu(e)s pour que les travailleurs de nuit au Roseau disposent d’un éclairage du parc permettant plus de sécurité.

Parler de la qualité de vie au travail implique forcément de parler de la charge de travail

Force est de constater que la charge de travail augmente et ce tant pour le personnel ouvrier, administratif que socio-éducatif. Quel que soit le métier ou le service, on s’aperçoit que le remplacement de salariés, même lorsqu’il est prévu de longue date comme lors de départs à la retraite, n’est que rarement traité en amont, obligeant le personnel, parfois pendant plusieurs semaines ou mois, à suppléer aux absences.

Ainsi, dès la création du secteur ALIA, les élus au Comité d’Entreprise et au CHSCT ont souligné le manque flagrant de personnel ouvrier sur le site du Pays de Montbéliard. Depuis, un poste à 50% d’ouvrier d’entretien a effectivement été créé mais pour le dispositif AMNA, dispositif qui ne cesse de croître. A Pontarlier, un poste d’agent d’entretien, pourtant budgétisé, est toujours vacant. Ce manque de personnel se répercute sur l’ensemble des ouvriers de l’ADDSEA et c’est ainsi que les agents du PE2A (Besançon) ont été amenés à intervenir sur les bassins de Montbéliard ou du Haut-Doubs.

Pour le personnel administratif, la réorganisation des postes de comptables a eu pour conséquence une augmentation des tâches des comptables et de leur technicité. Ainsi, une partie des tâches qui leur étaient dévolues se répercute sur les secrétaires. Au Siège, une machine à café payante a été mise en place afin de réduire les moments de convivialité du personnel autour d’un café !

Le personnel socio-éducatif est lui aussi touché par l’augmentation de la charge de travail. Ainsi, les travailleurs sociaux du CADA se retrouvent avec un nombre d’accompagnement qui ne cesse d’augmenter, passant de 14/15 il y a peu à un objectif de 17/18 par salarié. Les travailleurs sociaux doivent, en plus de l’accompagnement socio-éducatif, effectuer une partie de l’accompagnement juridique, travail pour lequel ils ne sont pas formés. Le nombre de jeunes suivis par le dispositif AMNA est lui aussi en augmentation constante sans que les moyens humains ne suivent. Au service AEMO, il y a quelques années, le nombre de mesures par éducateur était de 28, elles sont passées à 30 mais sont le plus souvent aujourd’hui de 32 pour un équivalent temps plein à Besançon. Au CEA, il est question d’ajouter à l’Unité de Vie Accueil, 6 mesures de placements à domicile alors que les places en foyer ou en appartements sont déjà toutes occupées en permanence depuis des années.

Remise en question du sens de l’accompagnement social.

Cette augmentation de la charge de travail du personnel éducatif, au-delà du stress et de la fatigue que cela procure, interroge le sens même du travail social et/ou éducatif. En effet, plus de mesures par travailleur social, cela signifie moins de temps et de disponibilité pour chacun des enfants, adolescents ou adultes que nous accompagnons. A cette charge de travail s’ajoutent les décisions politiques des financeurs et des autorités qui viennent remettre en cause des années de travail éducatif, comme lorsque la préfecture décide arbitrairement d’une Obligation de Quitter le Territoire à l’encontre d’un jeune de nationalité étrangère ou lorsque le Département refuse de maintenir l’accompagnement d’un jeune majeur. C’est le cas aussi lorsqu’après des années de travail auprès des jeunes sans-abris, il est décidé de mettre fin à la prévention spécialisée sur le quartier Battant à Besançon. Bien des travailleurs sociaux se retrouvent ainsi, de plus en plus, tirailler entre les injonctions des financeurs et des politiques et leur éthique professionnelle.

Dans les ITEP, qui sont des « Instituts Thérapeutiques Educatifs et Professionnels », on note un manque de personnel thérapeutique. Cela fait ainsi des années qu’il n’y a plus de pédopsychiatre à l’ITEP de Sochaux et le poste est désormais aussi vacant aux Granges-Narboz. Comment accompagner correctement des enfants atteints de pathologies de plus en plus sévères sans personnel de soin ? Bien sûr, cela vient de la désertification médicale que subit la Franche-Comté et non de décisions de la direction générale. L’absentéisme récurent à l’ITEP Saint-Exupéry est un indicateur clair de la souffrance des salariés. Même si cela n’apportera pas de réponse à tous les problèmes, il est dans ce contexte essentiel de remettre en place le poste de chef de service à l’ITEP Saint-Exupéry. C’est pourquoi, depuis des mois, la CGT insiste dans toutes les instances représentatives du personnel pour que ce poste soit remis en place.

Ne compter que sur nous-mêmes !

Assurer une qualité de vie au travail, cela signifie des moyens et du personnel suffisant pour faire correctement notre travail. Dans toutes les instances représentatives du personnel, les militantes et militants de la CGT font tout leur possible pour faire remonter les besoins et les aspirations des salariés. Mais, la meilleure des garanties pour améliorer nos conditions de travail reste la mobilisation des salariés. Les collègues de l’ITEP des Granges-Narboz nous l’ont une fois encore montré au printemps. Cela faisait des années et des années que différentes enquêtes du CHSCT soulignaient la souffrance dénoncée par les salariés et mettaient en avant les problèmes de management. Et, le 29 mars 2018, 4 heures de débrayage ont permis de régler enfin la question et le départ de la directrice-adjointe.

Tract en PDF : On nous parle de Qualité de Vie au Travail

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