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Nouvelles des collègues du Maine-et-Loire

Posted by dsinterim sur juin 28, 2018

Il y a un an environ, nous avions relayé la lutte des collègues du Maine-et-Loire face à la casse de la protection de l’enfance par le Département. En effet, le Conseil Départemental de Maine-et-Loire avait choisi de mettre en concurrence les associations de la protection de l’enfance par une politique d’appels à projets/appels d’offres. Le CD 49 a ainsi organisé le dumping social, et ainsi fait diminuer le prix de journée de 30%. Les nouvelles associations ayant remporté les appels à projets n’appliqueraient la convention collective en vigueur et 350 à 400 emplois sont menacés à terme (voir l’article). Un an plus tard, cette politique est en application. Au-delà des salariés, notons que des enfants pris en charge actuellement dans des foyers qui ferment au 31 juillet ne savent pas où ils iront dans un mois.

Article de Ouest-France à propos de l’Apaech (Association pour la protection de l’adolescence et de l’enfance) où sur les 102 salariés, huit seulement ont été reclassés à ce jour et avec des pertes de salaire et/ou de jours de congés (12 juin 2018) :

Des salariés de l’Apaech (Association pour la protection de l’adolescence et de l’enfance) de Cholet (Maine-et-Loire) ont fait grève, lundi 11 juin, parce qu’ils « n’en peuvent plus » .

Les 102 employés en CDI sont toujours dans l’incertitude pour leur avenir et celui des enfants qu’ils prennent en charge. Dans le cadre de la réorganisation des structures de protection de l’enfance dans le Maine-et-Loire, le Département a lancé un appel à projets il y a un an, mais n’a pas retenu l’Apaech.

À un mois du transfert des enfants – la fermeture de l’Apaech est prévue le 15 juillet – bon nombre « ne savent toujours pas où ils vont », détaille Pauline Buton, déléguée syndicale Sud santé sociaux.

Ces jeunes expriment « leurs angoisses par des actes de violences envers eux-mêmes, envers les autres, ou sous forme de dégradations de matériels ».

Une solution pour chaque enfant

La grève s’est poursuivie à Angers, devant l’hôtel du conseil départemental. Une délégation de sept salariés a été reçue.

Cyril Ceccaldi, directeur de cabinet du président du conseil départemental, l’a affirmé : « Une solution à court et moyen termes existe pour chaque enfant. Certains vont partir d’abord en colonie de vacances cet été, puis iront, à la rentrée, dans les associations retenues » pour leur placement. À savoir la fondation d’Auteuil (FA), l’Apij 49 (Association pour l’insertion des jeunes) et l’Asea 49 (Association pour la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescent à l’adulte).

Cette mobilisation avait aussi pour objet l’avenir des éducateurs spécialisés, de jeunes enfants, des surveillants de nuit, des auxiliaires de puériculture, du personnel administratif de l’Apaech. « On veut que le Département mette la pression sur les associations et priorise nos emplois. Ils font bien le transfert d’activité, mais pas des postes. »

Recrutés avec pertes des acquis

Comme l’avait déjà évoqué le président Christian Gillet en mai dernier, « le Département n’a pas à interférer » , après avoir assuré « qu’il n’y aurait pas de pertes d’emploi, ni de salaire » .

Ce lundi 11 juin, Cyril Ceccaldi a confirmé que la collectivité « n’avait pas à intervenir et que les négociations sont en cours » . Il a ajouté que le Département « veille à ce que l’ensemble des salariés puisse être repris. Suffisamment de postes sont ouverts, et certains n’ont pas candidaté » . Ce que contestent les salariés de l’Apaech. Certains attendent des réponses à leur candidature.

L’Asea recrute cette semaine pour 16 postes à Cholet. « On espère que 16  personnes de l’Apaech seront prises » , précise Juliette Save, déléguée CGT. Mais ils en doutent.

Au total, huit seulement ont trouvé un emploi dans les structures Aladin, la Mutualité et à la Fondation d’Auteuil où « 25 avaient postulé, onze ont été reçus et finalement quatre ont été pris. » Tous avec « des pertes de salaire, de congés et hors de Cholet. »

Surtout, le temps presse. Leur emploi est assuré au plus tard, jusqu’au 30 septembre.

Ce 28 juin, l’intersyndicale CFE-CGC, CGT, FO et SUD de la santé et de l’action sociale appelait donc les salariés à manifester à Nantes avec leurs collègues de Loire-Atlantique à l’occasion de l’ouverture des Assises Nationales de la Protection de l’Enfance.

Les collègues du Maine-et-Loire et l’intersyndicale CFE-CGC, CGT, FO et SUD de la santé et de l’action sociale ont également adressé une lettre ouverte à Madame SOLER, magistrat au Tribunal d’Angers, pour l’alerter des « effets de la mise en œuvre de la politique départementale en matière de Protection de l’Enfance dans le département du Maine-et-Loire« . Cette lettre indique : « Nous observons depuis plusieurs mois que les effets de l’appel à projets et la restructuration générale de l’Aide Sociale à l’Enfance « compromettent gravement la sécurité » de la plupart des enfants ( Art.375 du Code Civil) dont vous avez ordonné la protection. »

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