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Informations sur les négociations en cours sur la formation professionnelle

Posted by dsinterim sur février 18, 2018

Informations CGT sur les négociations en cours sur la formation professionnelle entre syndicats et patronat au niveau national :

Qui pourrait signer un accord aussi régressif ? (jeudi 15 février 2018)

À ce jour, la CGT garde l’espoir de ne pas être la seule organisation à s’opposer aux reculs qui se précisent autour de la négociation sur la formation professionnelle.

Rappelons que la réforme de la formation professionnelle est censée constituer, selon Macron, le volet « sécurisation » de son projet, en contrepartie de la flexibilité introduite par les ordonnances récentes. Or le projet d’accord, en l’état, affaiblit encore les droits des salariés.

Comment entériner la disparition du seul dispositif de formation longue et qualifiante à l’initiative exclusive des salariés (le CIF) dont l’efficacité est reconnue par tous. Ceci au prétexte qu’il bénéficierait à trop peu de personnes ?

Comment valider un niveau de financement de la formation notoirement insuffisant au regard des besoins ? Le manque de financement mutualisé avait déjà conduit l’organisation patronale CPME à ne pas signer l’accord de 2013.

Comment des organisations représentant les intérêts des salariés pourraient signer un accord régressif qui sacrifie une grande partie de leurs droits pour répondre aux seuls besoins du patronat et de l’économie de marché ?

À la veille de la dernière séance de négociation, la CGT entend continuer à agir, par tous moyens, pour inverser la tendance et porter les propositions dont les travailleurs ont besoin.

Montreuil, le 15 février 2018

Le patronat reconnaît une baisse de 50% des fonds attribués au Congé Individuel de Formation (CIF) actuel des salariés (vendredi 16 février 2018)

Le patronat reconnaît une baisse de 50% des fonds attribués au Congé Individuel de Formation (CIF) actuel des salariés

Au cours de la dernière séance de négociation programmée ce matin, les organisations syndicales ont enfin obtenu que les organisations patronales dévoilent un peu leur projet de baisse de leur contribution financière.
En effet, le Medef vient de reconnaître les baisses extrêmement importantes en matière de CIF ainsi que sur le CIF CDD et Intérim.

Pour la CGT, si l’accord était signé majoritairement, cela reviendrait à diminuer des deux tiers l’argent qui y est consacré aujourd’hui : passant de 850 millions d’euros par an à 320 millions.
A cela s’ajoute le refus du patronat de garantir le maintien de la rémunération du salarié en CDI ayant accès au CIF.

Il devient de plus en plus clair que le patronat fait la liaison avec la négociation assurance chômage en cours qui prévoit qu’il faudrait désormais être démissionnaire de son emploi pour avoir une chance d’obtenir une formation de reconversion.

D’aucuns prévoient même un volume de 7500 chômeurs financés en lieu et place des 50000 salariés en CDI, CDD et intérim y ayant accès aujourd’hui.

On voit assez aisément le tour de passe-passe en marche du côté patronal et les économies substantielles envisagées au détriment du monde du travail.

Pour la CGT il suffirait d’accepter de passer la contribution de 0,2 à 0,4 % de la masse salariale consacrée au CIF pour ouvrir le bénéfice d’une formation à 100 000 travailleurs de 800h rémunérée en moyenne à 90% du salaire.

Montreuil, le 16 février 2018

Des discussions en petit comité : pour quels arrangements ? (vendredi 16 février 2018)

La séance de négociation a permis, ce matin, de mettre en évidence les points critiques soulevés par les organisations syndicales sur les questions de financement, de l’apprentissage et du droit de reconversion des salariés dans le cadre du CIF (Congé individuel de formation).

Ces points demandaient des réponses claires sur le positionnement des trois organisations patronales. Elles ont refusé de les donner.

Espérant encore l’emporter et après une pause d’environ 1 heure 30, le patronat a refusé de reprendre la négociation entre organisations et a convoqué en sous-sol les chefs de file des délégations. Pour la CGT, c’est inacceptable !

Le patronat demandait, en fait, de passer d’une négociation entre organisations à un conciliabule entre individus.

Dans une négociation, la CGT donne un mandat collectif à sa délégation et pas à des individus. Elle porte au grand jour toutes ses propositions et refuse toute compromission.

Elle ne quitte pas la négociation et reste disponible pour une reprise de séance dans des conditions loyales.

Montreuil, le 16 février 2018

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