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Les ambulanciers toujours en lutte

Posted by dsinterim sur septembre 26, 2017

Depuis le 11 septembre, les ambulanciers de Jussieu Secours Besançon sont en grève. Ils revendiquent notamment le paiement intégral des heures de nuit (qui ne sont rémunérés qu’à 75% !) et la fin des modifications intempestives de plannings. Le 21 septembre, lors de la manifestation contre la loi travail XXL, ils ont été rejoints par leurs collègues des ambulances Vauban. Hier, lundi 25 septembre, le mouvement s’est étendu aux ambulanciers de l’Hôpital Nord Franche-Comté dans le territoire de Belfort. Après plus de deux semaines de grève, les ambulanciers en lutte comptent sur la solidarité pour pouvoir tenir : pour participer à la collecte en ligne cliquez ici.

Petite revue de presse :

L’Est Républicain, 25 septembre 2017 :

Les ambulanciers en souffrance

Ils manifestent depuis ce lundi matin aux abords de l’hôpital Nord Franche-Comté, et en début d’après-midi place Corbis à Belfort.

Porte-voix en bandoulière, Robin Hirth reprend son souffle. « Je n’ai pas dormi depuis cinq jours… », s’excuse presque le coordinateur du mouvement social des ambulanciers qui s’est immiscé ce lundi matin dans la circulation – déjà bien compliquée par le chantier de l’échangeur – aux abords du rond-point stratégique de la RN 1019, à Sévenans.

Âgé de 27 ans, en CDI depuis un peu plus de deux ans chez Jussieu Belfort, ce Belfortain d’origine prend ce conflit à bras-le-corps, au point de s’être syndiqué à la CGT pas plus tard que « vendredi dernier par internet ».

La raison en est simple : « On a des amplitudes de travail de malades pour un salaire de misère ! », justifie l’ambulancier. Concrètement, la moyenne tourne à « 190 h pour 1 600 € ».

« Avec le nouvel hôpital, ça a tout changé »

Il décrit un métier « passionnant » et des conditions d’exercice qui ne correspondent pas ou plus au quotidien. Le salaire plafonné à 90 % la journée, et à 75 % la nuit, le week-end et les jours fériés, les ambulanciers n’en veulent plus.

« Avec le nouvel hôpital, ça a tout changé. Il est saturé en permanence ». L’activité explose. Avec son lot de retards, d’attentes, de pression. Ils sont plusieurs à dire que le relationnel avec le patient en prend un coup, que les malades deviennent « des colis » plus qu’autre chose…

« Nous défendons aussi les auxiliaires ambulanciers qui nous aident dans le boulot de tous les jours. On n’en parle jamais », fait remarquer Robin Hirth. Comme ses camarades, il plaide aussi pour que leur profession dépende à l’avenir de la santé et non de la convention transport comme c’est le cas actuellement.

Les manifestants sont dans l’attente d’une réponse à leur demande de rendez-vous avec l’Agence régionale de santé et la sécurité sociale.

Lancé le 11 septembre à Besançon, le mouvement des ambulanciers – essentiellement Jussieu – prend un peu plus d’ampleur avec cette action dans l’Aire urbaine.

Après le rond-point de la RN 10 19, les manifestants se sont rapprochés en milieu de matinée de l’hôpital nord Franche-Comté pour poursuivre leur distribution de tracts aux automobilistes.

Ils se feront également entendre en début d’après-midi place Corbis à Belfort avant qu’une délégation ne soit reçue en préfecture.

France 3 Bourgogne-Franche Comté, 25 septembre 2017 :

Les ambulanciers de Jussieu Secours maintiennent la pression à Belfort

Les ambulanciers de Jussieu Secours, en grève depuis maintenant deux semaines, effectuent une action à Belfort. Ils distribuent des tracts et bloquent un axe routier dans le cadre entre autres de la réforme du code du travail.

La CGT et FO du secteur des transports ont appelé les routiers à une grève reconductible dès ce lundi 25 septembre. Les ambulanciers de Jussieu Secours du Territoire de Belfort ont organisé une action sur les routes ce lundi pour exiger de meilleures conditions de travail. Ils se sont postés au rond point de Sevenans pour distribuer des tracts et mettre en place un barrage filtrant aux alentours de 8h30.

À Besançon, les ambulanciers de Jussieu sont en grève depuis maintenant deux semaines. « Nous avons les transports qui s’accumulent, parfois on se fait véritablement agresser verbalement en raison des retards. C’est un gros ras le bol général. En plus, les négociations n’ont pas donné grand chose. Notre patron propose de nous payer mais de supprimer un poste, c’est inadmissible… » dénonçait au début du mouvement l’un des employés de Jussieu Besançon.

Aire Urbaine Info, 25 septembre 2017 :

Les ambulanciers en grève à cause de conditions de travail « inhumaines »

Plusieurs dizaines d’ambulanciers se sont mobilisés ce lundi 25 septembre pour faire entendre leurs revendications. Profitant des nombreux mouvements syndicaux du moment et de l’appel à la grève des transports routiers, ils ont eux aussi mis en avant leurs conditions de travail qu’ils jugent « inhumaines ».

Opération escargot le matin sur la route nationale en direction de l’hôpital et rassemblement sur la place Corbis de Belfort l’après-midi. Les ambulanciers du nord Franche-Comté (venant de Besançon, Belfort, Audincourt ou encore Montbéliard) ont crié haut et fort leurs revendications notamment autour de leurs salaires. Ils ont surfé sur le préavis de grève lancé par la CGT dans le secteur des transports pour leur emboîter la pas. Ce ne sont d’ailleurs que des drapeaux rouge de la première organisation syndicale de France qui flottent dans les rues de Belfort en ce lundi après-midi. En tout, une cinquantaine de salariés se sont rassemblés ce matin, quand on n’en comptait qu’une trentaine cet après-midi.

12 heures travaillées, payées 9 heures

« Notre salaire est plafonné à 90 % en journée et 75 % la nuit, le week-end et les jours fériés. Si nous travaillons 10 heures en journée ou 12 heures de nuit, nous ne sommes payés que pour 9 heures de travail », regrette Robin Hirt, porte-parole des manifestants. En cause, un accord-cadre datant du début des années 2000, applicable dans toute la France et que les ambulanciers comptent bien remettre en cause. Autre point noir, la charge de travail qui découle du nouvel hôpital Nord-Franche-Comté. « Ce sont des nuits de 12 heures, où vous n’arrêtez pas une minute. Entre ces charges, les travaux, les bouchons, on accumule les retards et les temps d’attente pour les patients et les services hospitaliers. Nous sommes en première ligne et nous ne pouvons plus faire notre travail correctement », poursuit Robin Hirt. Les ambulanciers réclament une amélioration de leurs conditions de travail et une réévaluation de leur salaire, basée sur leur temps de travail effectif. Enfin, ils demandent à être affilié au ministère de la Santé et non à celui des Transports comme c’est encore le cas aujourd’hui.

Il sera décidé ce lundi soir si la grève sera reconduite ou non.

France Bleue, 25 septembre 2017 :

Une cinquantaine d’ambulanciers des entreprises Jussieu Besançon et Belfort et Filoni Bouguet à Montbéliard (Nord Franche-Comté) sont mobilisés ce lundi

Des ambulanciers nord franc-comtois dénoncent leurs conditions de travail .. Une cinquantaine d’ambulanciers de Franche-Comté sont mobilisés ce lundi. Ils dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail et demandent plus de reconnaissance, notamment en matière de salaire…/…
Une cinquantaine d’ambulanciers des entreprises Jussieu Besançon et Belfort et Filoni Bouguet à Montbéliard (Nord Franche-Comté) sont mobilisés ce lundi

Des ambulanciers franc-comtois sont en grève ce lundi. Ils sont une cinquantaine des entreprises Jussieu à Besançon et Belfort et Filoni Bouguet à Montbéliard. Ils ont distribué des tracts ce lundi matin au rond-point de Sévenans avant de mener une opération escargot sur la nationale 1019 jusqu’à l’hôpital où ils ont reconduit la distribution aux automobilistes.

12 heures payées 9h

Ils profitent de l’appel national à la grève lancé aujourd’hui dans les transports par la CGT contre la loi travail, pour alerter sur leurs conditions de travail et le malaise qui s’installe chez les ambulanciers. « Le métier d’ambulancier aujourd’hui c’est un métier qui n’est pas visible, explique Mounir Svizeffe, l’un des grévistes de Jussieu à Belfort. On travaille beaucoup mais on ne nous voit pas. Quand on travaille de nuit, on fait 12h payées 9h, sans pause repas, ni pause café. On a des primes de nuit mais seulement quand on dépasse les 270 heures par an. Aujourd’hui on demande à être payé à 100 % et pas à 75% quand on est de nuit, que le temps de présence dans l’entreprise soit intégralement payé. »

On a l’impression de faire du transport de colis  » – Gaëtan Guth, ambulancier en grève

« Aujourd’hui on a l’impression de faire du transport de colis et non plus du transport de patients, ajoute Gaëtan Guth, qui travaille lui aussi aux Ambulances Jussieu de Belfort. On a de plus en plus de travail, on doit aller de plus en plus vite. On n’accompagne plus le patient dans le service ou chez lui, aujourd’hui on le dépose et on repart. »

Les grévistes tiendront une assemblée générale ce lundi soir pour décider de la reconduite ou non du mouvement.

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