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Dans le Loiret, la lutte paie : les deux postes d’intervenants sociaux pour femmes battues rétablis

Posted by dsinterim sur juillet 10, 2017

Dans le Loiret, deux assistants sociaux de l’AIDAPHI formés à l’écoute des femmes battues ont perdu leur poste le 1er juillet faute de financements. La CGT de l’AIDAPHI a dénoncé ces suppressions de postes et les restrictions budgétaires,  Dominique Tripet (élue à Orléans) est intervenue, et la secrétaire d’Etat a finalement rétablit ces deux postes pour les femmes battues. Un exemple comme quoi lorsqu’on lutte, on peut gagner et qu’il ne faut rien lâcher face aux politiques d’austérité des financeurs.

France 3 Centre-Val de Loire, 7 juillet 2017 :

La prefecture du Loiret a décidé de ne plus financer les deux assistants sociaux de l’Aidaphi, une association qui intervenait dans les commissariats et gendarmeries auprès de femmes battues. Le dispositif s’est arrêté le 1er juillet, faute de financement.

Ces deux assistants sociaux pouvaient rencontrer les victimes avant ou après la plainte sur indication des gendarmes ou des policiers. Ils étaient financés par l’Etat sur la base d’une subvention du fonds interministériel de prévention de la délinquance. La préfecture n’a pas obtenu les fonds nécessaires à la poursuite de leur financement. En 2016, ils étaient venus en aide à 425 femmes dans le département.

L’Aidaphi condamne évidemment la fin des financements. Jean-Philippe Plaine, délégué CGT de la structure, nous a confié : « Ces plaignantes vont se retrouver dans un vide, elles n’auront plus un travailleur social formé spécifiquement à l’écoute des femmes victimes de violence et seront orientées vers des dispositifs tous publics ».

Centre Mag, 9 juillet 2017 :

Le combat des femmes a payé. Deux postes d’intervenants sociaux financés par l’Etat devaient être supprimés. dans le Loiret. D’abord l’AIDAPHI ((Association Interdépartementale pour le Développement des Actions en faveur des Personnes Handicapées et Inadaptées), l’employeur de ces travailleurs sociaux et leur syndicat la CGT, sont montés au créneau. Renforcés par les protestations virulentes de Dominique Tripet (PC), élue à Orléans et chargée par ailleurs d’une mission par le maire, Olivier Carré, pour le logement des femmes battues.

A son tour, le préfet du Loiret, Nacer Meddah est intervenu, qui a saisi les service de la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Marlène Schippa est au final revenue sur la décision initiale de l’Etat de couper les vivre à ces deux postes d’intervenants auprès de la police et de la gendarmerie, chargés d’assister les femmes battues qui viennent porter plainte. Une démarche qui les met en péril face à leur mari ou à leur compagnon violents.

La force de déposer plainte

Tout est parti d’une manifestation de la CGT lors de l’assemblée générale de l’AIDAPHI à Saint-Jean-de-Braye (près d’Orléans) où se trouve le siège de l’association.

“Les violences conjugales sont malheureusement une réalité dans le Loiret comme d’ailleurs sur l’ensemble du territoire ! Alors pourquoi continuer de financer ces deux postes de travailleurs sociaux ? Parce que cela permet à des femmes en situation de grande vulnérabilité de rencontrer un(e) assistant(e) sociale(e) après avoir eu la force de déposer plainte ! Parce que cela peut amener des femmes battues et humiliées à retrouver des moyens pour s’en sortir !”, expliquait le syndicat.”

Au total 425 femmes ont été soutenues en 2016, puis suivies dans un lieu d’accueil, le CLAE (Lieu d’Accueil et d’Ecoute).

La moulinette des cures d’austérité

A son tour Dominique Tripet était montée au créneau jeudi dernier en exprimant sa “colère”. : “…Une honte absolue…Les moyens affectés aux luttes contre les violences faites aux femmes et aux enfants, bien insuffisants au regard de ce fléau qui gangrène notre société, sont ainsi passés à la moulinette des cures d’austérité”. Et la conseillère municipale d’Orléans, de demander “au service de l’Etat de revoir leur décision, à Madame Marlène Schiappa, secrétaire aux droites des femmes de bien vouloir intervenir à ce sujet”. Dans un communiqué publié vendredi, le préfet Nacer Meddah, “particulièrement attaché à ce dispositif qui a fait ses preuves“, a fait savoir qu’il s’efforçait “d’obtenir un abondement de crédits”, auprès de la secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance.

Des crédits d’urgence

Le combat a payé et les doléances orléanaises sont bien remontées jusqu’à la secrétaire d’Etat, puisque dans une interview à Libération, Marlène Schiappa indiquait samedi qu’elle avait “immédiatement demandé une délégation de crédits d’urgence pour que le préfet du Loiret puisse rétablir ces deux postes et nous faisons en ce moment même une état des lieux précis de la situation des dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles”.

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