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Nouvelles de la grève aux Opalines (Foucherans, Jura)

Posted by dsinterim sur juin 27, 2017

Article de l’Est Républicain, 27 juin 2017 :

Suite à une table ronde qui s’est tenue en préfecture du Jura, jeudi dernier, la direction du groupe SGMR propose une prime de 375 € aux aides-soignantes de l’Ehpad des Opalines pour solder trois mois de conflit.

Tempête sous une tente rose. Un mec parle fort face à des nanas épuisées. C’est l’un des aspects a priori annexe du conflit des Opalines mais pourtant primordial dans sa compréhension.

Il s’agit d’un mouvement de femmes, elles sont huit sur le quantum de dix grévistes. Leur solidarité dans le combat est totale. Et cette leçon de stratégie syndicale testostéroné passe visiblement à côté de son but, voire agace, pour ne pas dire plus…

Un protocole discuté

Après douze semaines pleines de grève, les aides-soignantes de Foucherans ont désormais un choix à faire. Une table ronde s’est tenue jeudi en préfecture du Jura, à Lons-le-Saunier, en présence de toutes les parties prenantes du conflit et de la gestion de la maison de retraite, financeurs et député local compris, l’Agence régionale de santé et le département. La réunion a débouché sur un « début de proposition » sous la forme d’un « protocole de sortie de grève » proposé par la direction générale du groupe SGMR , dont dépend l’EHPAD de Foucherans ainsi que 45 autres établissements.

Ce lundi matin, le texte passe de mains en mains. Il entérine la création de deux postes d’aides-soignantes, la mise en place d’un planning optimisé, choses déjà actées depuis plusieurs semaines. Il promet aussi un plan d’action visant au remplacement systématique du personnel absent, la participation active des employés à l’évaluation des résidents, un dialogue renforcé avec la direction, plus de formation, pas de sanctions à l’encontre des grévistes. Enfin, il accorde à ces derniers une prime exceptionnelle sur la base des heures de travail non remplacées durant les six mois précédent la grève.

Durant le week-end, le calcul a été fait, cette prime s’élève à 375 € net pour solde de trois mois de conflit.

« Il y a une forme d’indécence entre ce qu’ils ont touché pendant ce temps et notre charge de travail » grommelle l’une des grévistes. « Même si ce n’est pas eux qui paient (N.D.L.R. – le salaire des aides-soignantes et financé intégralement par l’ARS et le Conseil départemental) ils avaient juré de ne pas céder sur les revendications salariales. C’est déjà une victoire… » souligne un Cégétiste optimiste.

Hier soir, dans l’expectative, les grévistes de Foucherans n’avaient pas encore pris de décision sur la suite à donner à leur mouvement.

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