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Enfance en danger : 2000 manifestants à Angers

Posted by dsinterim sur juin 13, 2017

Quelques échos de la presse sur la mobilisation ce lundi 12 juin à Angers contre la tentative de casse par le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire de la protection de l’enfance :

Le Courrier de l’Ouest, 12 juin 2017 :

Une nouvelle manifestation des personnels des structures associatives de la protection de l’enfance a eu lieu ce lundi à Angers. L’appel a monté d’un cran, devenant national, « contre la casse de la protection de l’enfance dans le 49 et ailleurs ».

Des bus sont affrétés depuis Paris. Après Arpèje 49, qui lance une procédure judiciaire, l’URIOPSS Pays de Loire dénonce le détournement de la procédure d’appel à projets, au regard du Code de l’action sociale et des familles.

Ouest France, 12 juin 2017 :

Les salariés d’associations de la protection de l’enfance du département ont à nouveau défilé, ce lundi, à Angers. Dans leurs rangs, plusieurs représentants d’autres départements concernés par des projets de restructuration.

1 800 salariés de structures liées à la protection de l’enfance ont (re) pris le chemin de la rue, hier à Angers, pour manifester leur colère.

Objet du litige qui les oppose au conseil départemental : les conséquences de l’appel à projets mis en place par le Département, et « la crainte de voir une politique d’austérité démanteler le réseau des associations », affirment les organisateurs.

Opérateurs « low cost »

Réunis sous la banderole intersyndicale CGT, FO, Sud CFE-CGC, mais sans les couleurs de la CFDT, les manifestants ont cette fois affiché une ambition plus nationale. À l’image de certains de leurs collègues, venus de Paris, du Nord ou des départements voisins.

« Votre affaire est nationale, elle va s’imposer partout en France », s’inquiète un salarié de la Vienne s’adressant aux Angevins. Il était accompagné d’une trentaine de ses collègues, qui voit d’un mauvais œil l’arrivée d’opérateurs « low cost » au sein de leur département.

Xavier Guillot, secrétaire général CGT de l’union fédérale de l’action sociale basée à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est venu en soutien. « Cette politique de restructuration de la protection de l’enfance est la même que celle menée dans le Pas-de-Calais ou chez nous, en région parisienne. »

France 3 Pays de la Loire, 13 juin 2017 :

Plusieurs centaines de personnes – 2 000 selon les organisateurs – ont défilé lundi dans les rues d’Angers pour protester contre le projet de réorganisation de la protection de l’enfance du Conseil départemental du Maine-et-Loire, menaçant quelque 350 emplois. La préfecture n’a pas communiqué de chiffre de participation.

« L’enfance n’est pas une marchandise », ont notamment scandé les manifestants, qui répondaient à un appel de l’intersyndicale CGT, FO, Sud et CFE-CGC, a indiqué Dominique Radin, représentant Sud Santé Sociaux et lui-même éducateur au Foyer de l’enfance.

Ils ont aussi brûlé des cercueils, symbolisant « la mort de la protection de l’enfance », a-t-on appris auprès d’une responsable d’une association du département hébergeant des enfants séparés de leurs familles et placés par décision de justice, qui a tenu à garder l’anonymat.

Selon ces sources, le département du Maine-et-Loire a décidé en juin 2016 de remettre à plat, pour des raisons budgétaires, l’intégralité de l’offre d’accueil de l’enfance en danger et de lancer un appel à projets pour répondre à ce besoin d’accueil.

« Une politique de marchandisation du social »

« Différentes associations ont répondu à cet appel mais cinq associations du Maine-et-Loire qui s’occupaient jusque-là de l’accueil n’ont pas été retenues », a-t-on expliqué. Quelque 350 emplois sont en conséquence menacés.

Dans l’appel à projets, « le prix de journée était de 30% inférieur à ce qu’il était et les petites associations n’ont pas pu s’aligner », a souligné Dominique Radin.

Les manifestants craignent par ailleurs que les associations retenues proposent, en raison d’un « coût inférieur », « une qualité d’accompagnement inférieure » des enfants placés.

Plusieurs délégations sont venues de toute la France – notamment du Nord, de Paris, d’Ille-et-Vilaine ou de Loire-Atlantique – pour participer à cette manifestation nationale.

« Ce qui se passe dans le Maine-et-Loire est le prototype de ce qui risque de se passer au niveau national. C’est le résultat d’une politique de marchandisation du social », a dénoncé Dominique Radin.

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Une Réponse to “Enfance en danger : 2000 manifestants à Angers”

  1. […] de la CGT Action Sociale sur la mobilisation du 12 juin à Angers et d’appel à une assemblée générale le 19 juin à 19 h à la Bourse du Travail […]

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