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Vive le 1er Mai, journée internationale de lutte des travailleurs !

Posted by dsinterim sur avril 30, 2017

Ce 1er Mai 2017, nous manifesterons contre le Front National et pour le progrès social. On peut voir ici les rendez-vous en Bourgogne-Franche-Comté ou à cette adresse la carte des rendez-vous en France. Mais le 1er Mai est la journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs, une journée où sur les cinq continents le monde du travail descend dans la rue, manifeste et lutte, et parfois doit faire face à la répression la plus violente. C’est donc l’occasion d’un petit tour d’horizon des préparatifs et des revendications en cette vieille du 1er Mai à travers le monde.

Europe :

En Allemagne, c’est sous le mot d’ordre « Wir sind viele. Wir sind Eins » (« Nous sommes nombreux. Nous ne formons qu’un ») que la DGB (Confédération Allemande des Syndicats) appelle à manifester dans la plupart des villes du pays. Pour le seul Land de Bavière, ce sont plus de 100 manifestations et rassemblements qui sont organisés. Par ce mot d’ordre, la DGB entend à la fois défendre ses revendications comme la hausse des salaires, mais aussi dénoncer le poison du racisme distillé par l’extrême-droite.

En Belgique, la FGTB rappelle « de Bruxelles à Liège, d’Anvers à Charleroi, d’Ostende à Arlon, partout dans le pays, le 1er mai sera célébré avec enthousiasme ». Contre les politiques anti-ouvrières, la confédération syndicale dénonce : «  Les travailleurs méritent plus que ce gouvernement de droite leur inflige. Sous couvert de modernité, il flexibilise le travail, crée des contrats précaires, place les travailleurs seuls face à leurs employeurs en cassant la concertation sociale. Cette modernité, on n’en veut pas ! ». En conclusion de l’appel de la FGTB, on peut lire « Ensemble, on est plus fort : ce slogan, nous ne pouvons mieux le concrétiser qu’en nous rassemblant en masse le jour de la Fête des travailleurs et en montrant combien, ensemble, nous sommes forts. De Bruxelles à Liège, d’Anvers à Charleroi, d’Ostende à Arlon : partout dans le pays, nous montrerons lors de ce 1er mai que nous n’avons pas encore oublié les paroles de l’Internationale ».

En Espagne, les CC.OO (Commissions Ouvrières) appellent à manifester pour « des emplois stables, des salaires justes, des pensions dignes et plus de protection sociale ».

Turquie : Alors qu’Erdogan installe sa dictature, la Confédération syndicale DISK appelle à faire du 1er Mai 2017 une journée de lutte pour la démocratie, la paix et l’emploi (voir le communiqué). Ce 1er Mai 2017 marque également l’anniversaire du 1er Mai 1977 où les forces paramilitaires ont ouvert le feu sur la manifestation ouvrière faisant 34 morts. En 1989 et 1996 encore, alors que les ouvriers voulaient se rendre Place Taksim à Istanbul en mémoire de leurs camarades tombés en 1977, les forces de répression ont fait plusieurs morts parmi les manifestants. Dès ce samedi 29 avril, des commémorations ont eu lieu comme ici à Istanbul en mémoire des victimes de la répression, et les autorités ont déjà annoncé l’interdiction de la manifestation du 1er Mai Place Taksim.

 

Afrique :

Au Maroc, le traditionnel défilé des syndicats marocains de la fête du 1er mai se fera cette année 2017 sous le bruit des casseroles. Sous le slogan  »le coût de la vie bondit, les casseroles sont vides! », les cinq syndicats ouvriers marocains vont défiler à Rabat et Casablanca pour rappeler au gouvernement les dures conditions de vie des travailleurs. Ce sera, en tout cas, le slogan que va porter en bandoulière l’Union marocaine du travail (UMT) pour mettre le gouvernement devant ses responsabilités: reprise du dialogue social, droit de grève, hausse des salaires, discussions sur le régime des retraites, emplois et médecine du travail. La hausse du coût de la vie (+1,3% au mois de mars), sera également dénoncée durant les marches prévues lundi prochain, 1er mai, à travers les villes du Maroc.

En Algérie, la Confédération générale autonome des travailleurs algériens (CGATA) appelle à une manifestation à Oran pour pour la défense du pouvoir d’achat, la défense de l’emploi et des libertés syndicales. Une manifestation est également organisée par l’intersyndicale à Béjaïa.

Au Sénégal, c’est sous le signe de l’unité syndicale que les cinq centrales regroupées dans la Coalition des Confédérations Syndicales des Travailleuses et Travailleurs du Sénégal vont faire entendre leurs revendications. Au delà de la lutte contre le fléau du chômage et du terrorisme, les syndicats ouvriers mettent en avant plusieurs revendications urgentes comme « la revalorisation des SMIG, la baisse du carburant, et le paiement des droits des travailleurs des entreprises liquidées ».

Au Nigeria, l’United Labour Congress appelle à faire de ce 1er Mai une journée de lutte pour un salaire minimum à 18.000 Naira et contre les gouverneurs qui se sont enrichis alors qu’ils doivent plusieurs mois de salaire ou de retraite aux travailleurs et aux retraités.

Les syndicats se préparent au blocage d’Abuja pour le 1er Mai :

A La Réunion, la CGTR résume sa position pour ce 1er Mai : « Le FN porte en lui les idées les plus noires et les plus sombres de l’Histoire de France. Mais la CGTR continue de se battre pour que la loi Macron ne rentre pas dans les entreprises ». La manifestation partira du jardin de l’État et rejoindra la préfecture.

Asie :

Malgré les menaces tant de l’armée turque, de Daesh que des troupes de Al Assad, en Rovaja (Kurdistan de Syrie), on se prépare à célébrer le 1er Mai comme ici sur cette vidéo dans la province de Cizire :

Affiche du 1er Mai 2017 en Irak : « La classe ouvrière unie contre le terrorisme, la corruption et l’austérité »

En Iran, dans la Déclaration des organisations syndicales d’Iran pour le 1er Mai 2017, on trouve parmi les revendications :
– Augmentation des salaires et mise en place d’une allocation chômage ;
– Liberté  syndicale inconditionnelle et droit de grève ;
– Paiement immédiat des créances dues aux travailleurs ;
– Sécurité de l’emploi et transformation des emplois précaires en emplois stables ;
– Abolition du travail des enfants et droit à l’éducation pour tous les enfants ;
– Abolition des lois discriminatoires contre les femmes et égalité pleine et entière des femmes et des hommes dans toutes les sphères de la vie sociale, économique, politique, culturelle et familiale ;
– Arrêt des discriminations et reconnaissance des plein droit de citoyenneté pour les réfugiés d’Afghanistan et autres migrants.

A noter que ce vendredi 28 avril, les travailleurs de Sanandaj ont manifesté pour faire connaître leurs revendications du 1er Mai, ce jour n’étant pas un jour férié en Iran.

En Israël, l’appel pour le 1er Mai indique : “Nous protesterons ensemble pour notre but commun : une société sans exploitation ; pour la justice sociale et une véritable hausse des salaires face à la hausse des prix ; contre le racisme et toute forme de discriminations ; pour l’égalité sociale, civile, nationale et de genre ; pour l’organisation des travailleurs ; les embauches et l’ouverture de postes aux femmes arabes et autres groupes discriminés ; pour l’unité de classe ; contre la guerre et pour une paix juste avec le peuple palestinien par la fin de l’occupation ».

Si des manifestations sont prévues à Tel Aviv et ailleurs lundi, le 1er Mai n’étant pas férié en Israël, une première grande manifestation a eu lieu ce samedi 29 avril à Nazareth.

Au Bangladesh aussi on se prépare aux manifestations du 1er Mai. Ici un piquet appelle les travailleurs de l’hôtellerie à se mettre en grève pour rejoindre les manifestations du 1er Mai.

En Corée du Sud, des dizaines de milliers de travailleurs se préparent à manifester dans 15 villes différentes, dont Séoul, contre les licenciements de travailleurs précaires, pour la hausse du salaire minimum et une meilleure protection sociale.

 

Amérique :

Au Canada, une des revendications majeures de ce 1er Mai sera un salaire minimum à 15 dollars de l’heure. L’intersyndicale du Saguenay – Lac-Saint-Jean et Solidarité populaire rappelle ainsi que « plus d’un million de salarié-es gagnent moins que cela » et revendique également « le droit des salarié-es à recevoir leur horaire de travail au moins cinq jours d’avance » et « qu’on octroie à toutes et à tous le droit à 10 jours de congé maladie payés par année ».

Aux Etats-Unis, ce 1er Mai sera une journée de lutte contre la politique anti-ouvrière, xénophobe et réactionnaire de Trump. De nombreuses organisations ont d’ores et déjà appelé à la grève ce 1er Mai (il ne s’agit pas d’un jour férié aux USA), en particulier pour les travailleurs immigrés. Après avoir obtenu qu’il n’y aurait pas de sanction à l’encontre des travailleurs de Google et de Facebook, les organisations syndicales font pression pour que les employés des entreprises sous-traitantes obtiennent les mêmes garanties. A noter qu’à Seattle également, les travailleurs de la ville ont obtenu le droit de ne pas travailler le 1er Mai pour participer aux manifestations. Le port d’Oakland sera en grève, et de nombreuses manifestations sont prévues partout dans le pays comme à San Francisco, New York, Seattle, etc.

Appel aux mobilisations du 1er Mai à Chicago :

Rassemblement pour appeler au 1er Mai à New York :

Aux Bermudes, une manifestation de solidarité est organisée à 12 h Victoria Park à Hamilton. C’est ironiquement que c’est en ce jour de lutte internationale de la classe ouvrière que des dirigeants syndicaux se retrouvent au tribunal pour avoir exercer leur droit à se rassembler. C’est donc avant tout contre la répression antisyndicale que l’on manifestera.

En Guadeloupe, ce 1er Mai prend une importance particulière puisqu’il annonce le 50ème anniversaire des grèves de 1967. Onze organisations syndicales – CFDT, CGTG, Faen SNCL, FO, FSU, Speg, Solidaires, Sud PTT Gwa, UIR CFDT, UGTG et Unsa – appellent les travailleurs à manifester Place de la Victoire ce 1er Mai. Comme le dit un militant syndicaliste : « Il y a 50 ans, des travailleurs ont été réprimés et tués à Pointe-à-Pitre. Cinquante ans plus tard, rien n’a changé. L’État et le patronat continuent de s’en prendre aux droits des travailleurs. Nous appelons tous les travailleurs et la population guadeloupéenne à venir, le 1er mai, sur la place de la Victoire. » En Guyane, au vu du récent mouvement, c’est à Kourou et à Saint-Laurent du Maroni que l’UTG appelle à manifester ce 1er Mai.

Au Brésil, alors que le 28 avril, les travailleurs se mettaient en grève générale contre l’austérité et la hausse de l’âge de départ en retraite, la CUT (Confédération Unifiée des Travailleurs) rappelle également l’anniversaire de la grève générale de 1917 au Brésil et de la Révolution Russe.

Guatemala : Appel à manifester notamment contre la réforme du travail.

Océanie :

Australie : Appel du syndicat des infirmières et aides-soignantes à la manifestation du 1er Mai à Sydney

Ce ne sont là que quelques exemples mais qui montrent que malgré des situations différentes, partout nos revendications sont similaires, que partout le monde du travail doit se battre pour arracher une vie meilleure.

Alors, partout, toutes et tous dans la rue ce 1er Mai 2017 et rappelons ce mot d’ordre qui depuis toujours à fait la force du mouvement ouvrier contre les poisons du nationalisme et du racisme : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! »

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