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Sauvegarde de la Marne : notre collègue réintégrée

Posted by dsinterim sur avril 3, 2017

Quelques articles de presse suite au refus par l’inspection du travail du licenciement de notre collègue Ibtissam Bouchaara, éducatrice à la Sauvegarde de la Marne et déléguée du personnel SUD, mise à pied dans le cadre d’une procédure de licenciement pour avoir dénoncé les conditions d’accueil des mineurs étrangers après le suicide de de Denko Sissoko, jeune résident de 16 ans à Chalons-en-Champagne.

L’Union, 1er avril 2017 :

Le 30 janvier, Ibtissam Bouchaara avait été mise à pied en vue d’un licenciement pour faute grave par son employeur, La Sauvegarde de la Marne.

Il lui a été reproché d’avoir dénoncé dans les médias les conditions de travail de ses collègues éducateurs au sein du Service d’accompagnement des mineurs étrangers (où le jeune Malien Denko Sissoko a trouvé la mort).

L’inspection du travail a refusé ce licenciement et la jeune mère de famille réintègrera son poste ce lundi.

France Bleu, 31 mars 2017 :

Mise à pied à titre conservatoire le 30 janvier dernier pour avoir dénoncé les conditions d’accueil des mineurs isolés étrangers dans un foyer à Châlons-en-Champagne, après la mort d’un jeune Malien Denko Sissoko, une éducatrice voit son licenciement refusé par l’Inspection du travail.

L’Inspection du travail de la Marne a refusé jeudi le licenciement d’une éducatrice spécialisée, également déléguée du personnel, demandé par son employeur. L’association la Sauvegarde lui reproche d’avoir dénoncé publiquement au mois de janvier dernier les conditions d’accueil des mineurs isolés étrangers dans le foyer Bellevue à Châlons-en-Champagne : c’est là en effet qu’un jeune Malien âgé de 16 ans, Denko Sissoko, a été retrouvé mort, le 6 janvier dernier. Ibtissam Bouchaara avait été mise à pied à titre conservatoire le 30 janvier dernier.

« J’ai été soulagée, heureuse de retrouver mon poste lundi prochain au sein des miens » – Ibtissam Bouchaara

Ibtissam Bouchaara, éducatrice à la Sauvegarde depuis 16 ans et déléguée du personnel, voit donc s’achever deux mois de mise à pied, sans salaire, et reprendra son poste dès lundi. Un soulagement pour elle : « Déjà la première chose à laquelle j’ai pensé c’est que j’avais envie de saluer l’indépendance de l’Inspection du travail qui dans ce conflit a remis du droit entre les deux parties… ». L’éducatrice poursuit : « j’ai été soulagée, heureuse de retrouver mon poste lundi prochain au sein des miens et ça me conforte dans l’idée que j’avais raison de parler au moment où j’ai parlé ».

Le défenseur des droits a également été saisi dés le mois de janvier après la mort du jeune migrant Denko Sissoko. Quant aux parents qui habitent au Mali, ils ont décidé de porter plainte contre X pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d’autrui et non assistance à personne en danger.

Le Figaro, 31 mars 2017 :

L’Inspection du travail a refusé le licenciement d’une éducatrice spécialisée demandé par son employeur pour avoir dénoncé publiquement les conditions d’accueil des mineurs isolés étrangers dans le foyer d’hébergement qu’il gère à Châlons-en-Champagne (Marne) et où un jeune Malien s’est suicidé en janvier.

« Je suis très contente, pour moi bien sûr, mais aussi pour le combat car cette décision pourra permettre à certains travailleurs sociaux de parler de ce qu’ils vivent avec les mineurs isolés étrangers », a déclaré Ibtissam Bouchaara, qui voit s’achever deux mois de mise à pied.

« Ceux qui osent dénoncer les conditions de vie de ces mineurs se voient stigmatisés par leur employeur », a-t-elle ajouté, estimant qu’il existe « une aide sociale à l’enfance à deux vitesses. »

Cette éducatrice spécialisée, par ailleurs déléguée du personnel – ce qui impliquait l’accord de l’administration pour la licencier – travaille depuis 16 ans pour La Sauvegarde de la Marne, une association financée par le Conseil départemental et dont l’une des missions est l’accueil des mineurs isolés étrangers. Cette association avait demandé son licenciement pour faute grave suite à des « déclarations irraisonnables et fallacieuses ».

Les faits sont survenus « en dehors de l’exécution de son contrat de travail » et elle s’est exprimée « en sa qualité de représentante du personnel », a souligné l’Inspection du travail pour motiver son refus, dans un courrier daté du 29 mars.

Le 11 janvier, elle avait participé aux côtés de 200 personnes à une marche en mémoire de Denko Sissoko, un jeune Malien qui s’était tué cinq jours plus tôt en sautant par la fenêtre de sa chambre, l’une des 73 réservées aux mineurs dans le foyer.

Le parquet de Châlons avait conclu à un suicide.

L’éducatrice s’était exprimée dans les médiaux locaux et avait alerté le Défenseur des droits pour dénoncer des conditions d’accueil insuffisantes selon elle: « aucune prise en charge de la souffrance psychologique des mineurs » suite au drame et, plus globalement, un manque de personnel au quotidien.

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