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Un coup de pouce sur nos salaires à l’ADDSEA : oui c’est possible !

Posted by dsinterim sur novembre 29, 2016

Tract CGT ADDSEA :

Un coup de pouce sur nos salaires à l’ADDSEA : oui c’est possible !

Les élus du Comité d’Entreprise se sont aperçus que des primes extralégales et extraconventionnelles étaient versées à l’ADDSEA à une infime minorité de salariés. Selon les chiffres donnés sous toute réserve (ce chiffre inclurait quelques sommes qui ne sont pas des primes extralégales et extraconventionnelles) par la direction générale lors du CE du 18 novembre, le montant global de ces primes aurait été de 24.700 euros en 2013, 15.300 euros en 2014 et 17.200 euros en 2015. Si nous sommes loin des millions et millions d’euros qu’empochent les grands patrons et actionnaires, cela fait tout de même un total de 57.200 euros.

Le critère d’attribution de ces primes au Siège serait une « mission spécifique à forte responsabilité et autonomie, à forts enjeux associatifs nécessitant un investissement particulier ». Mais dans les services et établissements, c’est au quotidien que nous avons des missions spécifiques à forts enjeux pour les enfants, les adolescents et les adultes que nous accompagnons !

C’est ainsi que les élus CGT ont posé les questions suivantes au Comité d’Entreprise :

« – Lorsqu’un agent de service intérieur réalise des travaux de plomberie, de menuiserie, de peinture ou d’électricité qui devraient être ceux d’un ouvrier qualifié, a-t-il droit à une prime ? Si oui de combien ?
– Lorsque des veilleurs et surveillants de nuit, comme au Roseau, assurent la permanence téléphonique du 115 à partir de 23 h 30 et les week-ends, ont-ils droit à une prime ? Si oui de combien ?
– Lorsque les éducateurs, en cas d’absence pour congés ou maladie de la maîtresse de maison assurent la confection des repas, les courses et l’entretien des locaux pendant plus d’une semaine, ont-ils droit à une prime ? Si oui, de combien ?
– Lorsqu’une maîtresse de maison reste seule sur l’unité de vie pendant une demi-journée et assure la prise en charge des enfants, a-t-elle droit à une prime ? Si oui, de combien ?
– Lorsque les moniteurs éducateurs rédigent des rapports et autres synthèses ont-ils droit à une prime ? Si oui, de combien ?
– Lorsqu’aux SMO le ratio nombre de mesures par travailleur social est dépassé, les travailleurs sociaux ont-ils droit à une prime ? Si oui, de combien ?
– Lorsque des travailleurs sociaux réalisent des dossiers de régularisation, des demandes d’asile et autres recours gracieux ou hiérarchiques pour les jeunes majeurs isolés, ont-ils droit à des primes ? Si oui, de combien ?
– Lorsqu’une comptable réalise le plan de formation, a-t-elle droit à une prime ? Si oui, de combien ?
– Lorsqu’une secrétaire réalise les fiches et les récapitulatifs horaires des salariés de l’établissement, a-t-elle droit à une prime ? Si oui, de combien ? »

Car oui, c’est bien l’ensemble des salariés de l’ADDSEA qui devraient avoir un coup de pouce sur les salaires !

Les 57.200 euros de primes exceptionnelles versées sur trois ans montrent qu’il est possible de donner un coup de pouce sur nos salaires.
57.200 euros cela représenterait 114,40 euros pour chacun des 500 salariés de l’ADDSEA. Ce n’est peut-être pas une fortune mais nous aurions été nombreux à en avoir eu besoin !

La CGT, pour les Négociations Annuelles Obligatoires de 2016, défend une plate-forme revendicative permettant un coup de pouce sur les salaires et une amélioration des conditions de travail. L’argent versé pour des primes exceptionnelles réservées à une infime minorité de salariés montre que d’autres choix auraient pu être faits au bénéfice de tous les salariés.

Prenons deux exemples :

Parmi nos revendications, les 6 jours de CT pour tous en particulier pour les surveillants et veilleurs de nuit. Selon la Direction Générale, cela coûterait environ 20.500 euros par an pour passer aux 6 jours de CT pour les surveillants de nuit. Avec les 17.200 euros de primes extralégales versées en 2015, il aurait été quasiment possible de financer ces 3 jours de CT en plus d’autant que de nombreux de surveillants de nuit à l’ADDSEA sont en CAE-CUI, contrats pour lesquels l’employeur est exonérés de cotisations sociales et peut percevoir une aide mensuelle pouvant aller jusqu’à 95% du SMIC.

Une autre revendication est l’application l’article 39 de la convention collective qui permet de réduire de trois à un an ou de quatre à un an et demi la progression à l’ancienneté pour tous les salariés. Si on prend une moyenne d’une hausse de 10 points sur le coefficient, une telle mesure reviendrait à 451,20 euros bruts par an et par salarié. Avec les 57.200 euros de primes exceptionnelles accordées, on aurait pu financer ainsi une hausse pour 126 salariés à temps plein. Cela ne touche pas les 500 salariés de l’ADDSEA, certes, mais on peut rappeler que la pyramide des âges à l’ADDSEA montre que bien des salariés ne sont pas loin de la retraite. Or, à chaque fois qu’un éducateur spécialisé avec 28 ans ou plus d’ancienneté est remplacé par un jeune collègue sans ancienneté, c’est plus de 1200 euros mensuels d’économie qui sont faits sur le salaire brut !

Oui, il est possible d’accorder un coup de pouce pour nos salaires à l’ADDSEA ! C’est aux salariés de se mobiliser pour l’obtenir !

Et pour la hausse du point ?

Les fédérations CGT, FO et SUD réclament au niveau de la branche une hausse du point à 4 euros pour 2016 et à 4,32 euros pour 2017. A entendre les responsables politiques, il n’y aurait plus d’argent pour financer les salaires, les retraites ou la protection sociale. Et pourtant ! Jamais il n’y a eu autant de richesses produites. Le patrimoine professionnel de Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de France, représente 31,2 milliards d’euros, soit 1,8 millions d’années au SMIC ! Quant aux patrons des 120 plus grandes entreprises françaises, leur revenu est de 3,5 millions d’euros en moyenne, soit une hausse de 20% entre 2014 et 2015. Pour prendre un exemple local, Tavares, PDG de PSA, a obtenu 100% d’augmentation en 1 an. Avec 14.500 euros par jour, il touche donc maintenant en une seule journée ce qu’un ouvrier met 10 mois à gagner. Oui, les richesses existent pour assurer une vie et un revenu décents pour chaque être humain ! Ce qu’il faut imposer par la lutte, c’est le partage des richesses.

Télécharger le tract en PDF : un-coup-de-pouce-sur-nos-salaires-a-l

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