CGT ADDSEA

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Lettre au président du Conseil Général des syndicats CGT du département et de l’ADDSEA

Posted by dsinterim sur décembre 16, 2014

Alors que ces 16, 17 et 18 décembre, le Conseil Général discute et décide du budget, voilà la lettre ouverte au président du conseil général réalisée par les syndicats CGT de l’ADDSEA et du Conseil Général :

Situation de l’ADDSEA : Questions aux élus du conseil Général pour la présentation du budget

Monsieur le Président du Conseil Général,

Les restrictions budgétaires imposées dans de nombreux départements sur le secteur social inquiètent les salariés des structures financées par le Conseil Général, inquiétudes pour leurs emplois, leurs conditions de travail mais aussi pour assurer un accompagnement éducatif et social de qualité. En ce sens, la principale demande des personnels de l’ADDSEA et des autres associations financées par le Conseil Général est d’assurer le maintien des budgets, avec prise en compte de la hausse des prix.

CGT CG

Pour ce qui est du secteur adulte, après la ré-internalisation des mesures MASP par le Conseil Général, on annonce la fin des baux glissants pour le CCAS et les partenaires associatifs comme l’ADDSEA. Des créations de postes seront-elles prévues au sein du Conseil Général pour que les assistantes sociales du département n’aient pas à subir une augmentation de leur charge de travail ? Une convention de six mois a été signée pour une durée de six mois entre l’ADDSEA et le Conseil Général pour les Mesures d’Accompagnement Social Lié au Logement : que se passera-t-il dans six mois ? Ces mesures seront-elles reconduites ? Pour l’ADDSEA, ce sont à ce jour 2,2 équivalents temps plein qui s’occupent de ces mesures à Besançon et dans le Haut-Doubs. Ces mesures permettent d’accompagner des personnes en difficulté pour se maintenir ou accéder au logement, et force est de constater qu’avec l’accroissement du chômage et de la pauvreté, ce sont de plus en plus de familles qui n’arrivent plus, ou de plus en plus difficilement, à payer leurs loyers. Remettre en cause ces mesures ou les transférer à des travailleurs sociaux du département déjà surmenés, c’est mettre en danger le droit au logement de bien des familles, et ce en contradiction avec le principe de la loi Alur qui met la priorité sur le maintien dans le logement.

Vu les prérogatives du Conseil Général, c’est essentiellement sur l’Aide Sociale à l’Enfance que nous souhaitons intervenir.

A la rentrée par exemple, les contrats jeunes majeurs ont été remis en question par le Conseil Général de Haute-Garonne et il a fallu deux semaines de mobilisation des travailleurs sociaux du département pour faire reculer le Conseil général. C’est maintenant en Haute-Vienne que l’accompagnement des jeunes majeurs de 18 à 21 ans est remis en cause. Or, avec le chômage de masse et la pauvreté, ces accompagnements sont plus que jamais indispensables. De nombreux jeunes adultes de 21 à 25 ans, entre la fin de l’accompagnement jeune majeur et les droits au RSA, vivent déjà une situation particulièrement précaire et difficile avec le risque de se retrouver à la rue. Nous demandons donc au Conseil Général du Doubs des garanties sur le maintien de la protection jeune majeur.

Déjà, avec le CPOM signé entre le Conseil Général et l’ADDSEA concernant le Centre Educatif l’Accueil, un internat de 6 lits a été fermé, lits supprimés qui devraient être compensés par la mise en place de mesure de PEAD (Placement Educatif A Domicile). A ce jour, près de trois après la fermeture d’un internat, la mise en place des mesures de PEAD est loin d’être effective. Déjà, le CPOM signé entre l’ARS et l’ADDSEA a remis en cause des places d’internat dans les ITEP, et de plus en plus d’enfants et d’adolescents qui auraient leur place en ITEP se retrouvent, faute de places, accueillis au Centre Educatif ou à la MECS du SAJ 25. A ce jour, éducateurs d’AEMO ou travailleurs sociaux du Conseil Général se plaignent du manque de places en foyers. Les PEAD ne sauraient pallier au manque de places en foyers pour les enfants en difficulté. Pour l’immense majorité des enfants et adolescents accueillis en internats éducatifs, il n’existe pas de perspective de retour en famille possible à moyen terme.

Aussi nous demandons au Conseil Général des garanties pour maintenir l’ensemble des emplois et des moyens alloués à la protection de l’enfance. Au-delà de nos emplois et de nos conditions de travail, ce sont aussi et surtout le manque de places d’accueil et de moyen pour un accompagnement éducatif de qualité pour l’enfance en danger qui nous alarment. Si, comme nous le craignons, la mise en place de PEAD ne permet pas d’offrir une protection et un accompagnement adéquats à tous les enfants et adolescents qui en auraient besoin, nous demandons la réouverture de places en internat.

Autre inquiétude des salariés de l’ADDSEA, l’avenir des services insertions (SIAMB) et prévention. Dans le Loiret, les services de prévention spécialisée d’Orléans, de Montargis et de Pithiviers ont dû fermer suite à une réduction de 80% du budget du département pour ces services. Même chose en Seine-Maritime où le nombre d’éducateurs de rue a été divisé par deux. L’inquiétude est d’autant plus forte que des rumeurs font état d’un projet de la part du département de supprimer une centaine de postes à l’ADDSEA. Nous demandons donc au conseil général de démentir cette rumeur et d’assurer le maintien le budget et l’ensemble des emplois pour permettre aux services insertions de Besançon et de Montbéliard, ainsi qu’aux services de prévention spécialisée de Besançon, Montbéliard et Pontarlier de poursuivre leurs missions.

L’inquiétude est d’autant plus grande parmi les salariés de l’ADDSEA que des bruits courent selon lesquels le Conseil Général prévoirait des économies pouvant concerner une centaine de postes.

Aussi nous demandons des garanties sur le maintien, dans les années à venir, de budgets permettant le maintien de tous les emplois et un service de qualité pour les enfants, adolescents et adultes que nous accompagnons.

Syndicat CGT ADDSEA,

Syndicat CGT du Conseil Général du Doubs

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2 Réponses to “Lettre au président du Conseil Général des syndicats CGT du département et de l’ADDSEA”

  1. […] CGT du Conseil Général nous ont transmis la réponse du Président du Conseil Général suite à l’intervention conjointe des syndicats CGT de l’ADDSEA et du Conseil Général lors du vote des budgets […]

  2. […] de nos collègues des services MASP de Montbéliard et du Haut-Doubs. Nous avons par ce biais interrogé directement les élus du Conseil Général lors du vote du budget en décembre 2014, ou début 2015, la mairie de Besançon concernant […]

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