CGT ADDSEA

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Derrière les CPOM, des menaces sur nos emplois et nos conditions de travail

Posted by dsinterim sur octobre 18, 2012

Tract CGT :

Derrière les CPOM, des menaces sur nos emplois et nos conditions de travail

Après la restructuration de l’ADDSEA en pôles, c’est maintenant, un peu partout, la mise en place de CPOM (Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens). Ces CPOM sont de nouveaux modes de financement des établissements imposés aux associations gestionnaires. Celles-ci se voient attribuer, après « négociation » avec leur administration de tutelle, une enveloppe fermée, non révisable, ni résiliable, ni opposable au financeur, qu’elles répartissent aux établissements qu’elles gèrent.

 

Ce qui est présenté comme une rationalisation des coûts budgétaires constitue en fait un enfermement des associations dans une logique purement marchande avec, à terme, l’étranglement financier des associations les plus fragiles et la réalisation, par les financeurs, d’économies sur le dos des salariés et des services. Lorsqu’il est question de CPOM de plusieurs années (3 ans pour le PE2A, 5 ans pour les ITEP) « à budget constant », cela signifie très clairement une baisse du budget sur les cinq années à venir puisque les prix augmentent ainsi que les salaires avec l’ancienneté.

Des attaques directes contre les internats…

Dans le viseur des politiques d’austérité des financeurs, les internats, dénoncés comme « trop coûteux ». C’est ainsi que le CPOM au PE2A (CEA + SAJ 25) vise à supprimer un internat sur les trois groupes existants, avec ce que cela signifie de menaces pour les emplois, qu’il s’agisse d’éducateurs, de maîtresses de maison ou de surveillants de nuit.

A l’ITEP des Erables, selon les chiffres donnés par la Direction Générale au Comité d’Entreprise du 26 avril 2012, 3,5 postes en moins seraient prévus pour 2013 (suppression de deux postes d’éducateurs, d’un poste de maîtresse de maison, de 0,25 poste de surveillant de nuit et de 0,25 poste de psychologue). Un poste d’apprenti éducateur et un demi-poste d’éducateur ont déjà été supprimés dans un internat de l’ITEP des Granges-Narboz, dégradant ainsi encore plus les conditions de travail et de prise en charge des enfants.

Au-delà des suppressions d’emplois, la transformation de services d’internat en services d’externat imposée par les financeurs doit nous inquiéter pour nos salaires : garderons-nous la prime d’internat ? Rappelons qu’à la rentrée 2011, ce n’est que par la mobilisation des organisations syndicales et des salariés du CHRS Le Roseau, que nous avons réussi à suspendre un premier projet de la direction générale de baisser les salaires d’une partie des salariés de l’ADDSEA.

…et des menaces contre tous les salariés

Si les attaques contre les internats sont justifiées par tout un discours réactionnaire sur le « maintien en milieu naturel » (comme si les jeunes qui nous sont confiés étaient des animaux), on sait bien que derrière ces « justifications » «éducatives » ou « pédagogiques », le seul but des CPOM est d’imposer des économies sur notre dos et sur celui du public accueilli. C’est ainsi, par exemple, que des menaces planent sur le service MASP et 4,5 emplois et que nous restons sous l’épée de Damoclès des décisions des financeurs dans de nombreux services comme au service DAL et ailleurs.

Si on nous parle beaucoup de reclassements internes, rien ne dit que nous n’aurons pas prochainement à subir des licenciements économiques.

Si le gouvernement et le président ont changé, la politique reste exactement la même : faire payer aux classes populaires et en particulier aux salariés la crise et la dette des plus riches.

Aucune suppression d’emploi ! Aucun licenciement !

Pour la CGT, la revendication est claire. Nous sommes contre toute suppression d’emploi et contre tout licenciement. Chaque départ doit être remplacé. Il y a bien assez de jeunes collègues qui galèrent au chômage et bien assez de charge de travail dans nos services et établissements pour pouvoir embaucher à chaque départ.

Ne citons que le Relais Parental où des embauches sont nécessaires pour que les heures de nuit soient comptées comme temps de travail effectif conformément au code du travail et aux accords d’entreprise.

Si les militants et élus CGT se battent sur ces revendications, rien ne peut être fait sans la mobilisation des salariés. Le pire, dans le contexte actuel, serait de rester isolé chacun dans notre service ou notre établissement, en espérant ne pas être touché. Une telle attitude n’amènerait qu’à la défaite de chacun d’entre nous, les uns après les autres.

Au contraire, nous devons, plus que jamais, nous montrer solidaires : chaque attaque contre les emplois des collègues d’un service ou d’une catégorie du personnel prépare des attaques à venir contre nous.

Tous ensemble, organisons-nous contre toute suppression de poste, et plus largement contre les politiques de casse de l’emploi, d’austérité et d’attaques contre nos droits collectifs !

Télécharger le tract en PDF : CPOM_CGT

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Une Réponse to “Derrière les CPOM, des menaces sur nos emplois et nos conditions de travail”

  1. […] Tract CGT ADDSEA : […]

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