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La CGT dénonce les projets des employeurs du secteur médicosocial associatif

Posted by dsinterim sur décembre 10, 2010

L’Est Républicain, 8 décembre, à propos du rassemblement le 7 devant les locaux de la FEGAPEI :

Social : La CGT dénonce les projets des employeurs du secteur médicosocial associatif
Une « logique de casse »

Besançon. Ça barde chez les salariés du secteur médicosocial associatif.Cet ensemble d’établissements très divers emploie, des Adapei à l’Addsea ou l’Hygiène sociale, environ20.000personnesenFrancheComté et accueille environ le double de personnes dites «vulnérables». Il s’agit d’enfants et adultes handicapés accompagnés ou vivant en foyers, de personnes sous tutelle ou curatelle, de travailleurs handicapés employés par des CAT (centres d’aides par le travail), mais aussi de toxicomanes, d’enfants en difficulté… Bref, des situations très diverses qui nécessitent l’intervention d’éducateurs, d’aides médicopsychologiques (AMP), d’animateurs, de surveillants de nuit, de techniciens et de paramédicaux, de moniteurs sportifs, etc.

Les relations de travail de ce petit monde sont notamment régies par deux conventions collectives, de 1951 et de 1966, qui sont en renégociation depuis deux ans. Les employeurs entendent les unifier, en revenant notamment sur des dispositions de la convention de 66 qu’ils n’ont jamais acceptées, en particulier les congés trimestriels.

Les syndicats (la CFDT est majoritaire) ont un peu de mal à les suivre dans ce que la CGT dénonce comme une «logique de casse». Suivant un mot d’ordre national, une vingtaine de ses délégués d’établissements de la région se sont réunis hier devant le siège de l’Adapei de Besançon que dirige Jean Pierre Muller, représentant régional de la Fegapei, l’undes syndicats patronaux du secteur. Une rencontre a été convenue pour le 20 décembre.

«Nos employeurs nous disent qu’ils ont 30%de subventions en moins cette année», dit Sylvie Trépardoux, de Montbéliard. L’État et les conseils généraux serrent en effet les boulons, les appels d’offres sur des marchés de soustraitance mettent en concurrence des ateliers de travail protégé. «Notre concurrent sur le linge fait moins 10 %»,
dit Thierry Colas, de l’UNAP de Pontarlier. À Montbéliard, le CAT Adapei fait des câbles de batterie pour PSA, à Arbois,
l’Apei travaille pourBGI, Stanley, Diager et ses forêts béton…

Ces recettes qui baissent entraînent selon la CGT «mise en concurrence, précarité, temps partiels non choisis»… Une AMP gagne le Smic à 1.300 €, un éducateur 1.500 € au bout de 10 ans, 2.300 € en fin de carrière…

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