CGT ADDSEA

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8 mars 2010 : En France et dans le monde, la lutte pour l’égalité est toujours une nécessité !

Posted by dsinterim sur février 24, 2010

Tract de la section CGT ADDSEA pour le 8 mars 2010. A Besançon, stand d’information le 8 mars à partir de 9 heures au marché Battant, rassemblement à partir de 17 heures Place Pasteur.

Le 8 mars, Journée Internationale des Femmes, n’est pas, au départ, une journée officielle où chefs d’Etats et politiciens se souviennent, un jour par an, des droits des femmes pour mieux les bafouer tout au long de l’année. Comme le 1er Mai, le 8 mars est un jour de lutte pour défendre, partout dans le monde, nos revendications de liberté et d’égalité. Lancé pour la première fois au congrès de l’internationale ouvrière en 1910 par Clara Zetkin, il s’agissait, à l’époque d’en faire une journée pour le droit des votes des femmes et l’égalité, tout comme le premier mai était une journée internationale de lutte pour la réduction du temps de travail et les revendications ouvrières. Rappelons que c’est lors de cette journée, le 8 mars 1917, que les ouvrières du textile se mettent en grève à Pétrograd (Russie) pour le pain et contre la guerre, et entraînent le lendemain les ouvriers métallurgistes puis d’autres secteurs de la population. Une semaine plus tard, la monarchie tsariste était renversée ! Ce sont ainsi les femmes qui ont lancé le signal de cet événement majeur dans l’histoire de l’humanité qu’est la Révolution Russe de 1917.

Si, pour nous, le 8 mars devrait être un jour férié au même titre que le premier mai pour faciliter la présence des femmes et des hommes pour revendiquer l’égalité dans les rues, rappelons à cette occasion que l’oppression des femmes est loin d’avoir été abolie en France. Ainsi aujourd’hui, en France, une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les deux jours !

– L’égalité des salaires reste à revendiquer !

Aujourd’hui, en Europe, le salaire des femmes est en moyenne inférieur de 17,6 % (données Eurostat pour 2007) à celui des hommes. Les femmes sont aussi bien plus touchées par le travail à temps partiel imposé que les hommes, ce qui se retrouve y compris à l’ADDSEA. En effet, si sur 492 salarié(e)s, il y a 41,7% d’hommes et 58,3% de femmes, 63,2% des temps partiels sont des femmes (36,8% sont des hommes). Notons aussi qu’à l’ADDSEA, les femmes sont majoritaires dans toutes les catégories de salariés (67,7% des services généraux, 85,5% des services administratifs, 60% du personnel éducatif, 100% du personnel de soin, 68,8% des cadres techniques) sauf en ce qui concerne les agents de direction (36,1% de femmes seulement).

Attaques et restrictions contre le droit à l’IVG

La loi Bachelot « Hôpital Santé Territoire » accélère la logique de rentabilité à l’hôpital. Elle impose aux établissements hospitaliers restructurations, fusions, regroupements… avec comme seul objectif, celui de diminuer les dépenses à tout prix, travailler plus avec moins de personnel… Cette politique signifie le démantèlement des structures qui pratiquent les interruptions volontaires de grossesse. En plus des centres d’IVG, la politique de restrictions budgétaires contre tous les services utiles à la population signifie aussi des baisses de budgets menaçant les centres de planning familial ou les centres d’hébergement pour femmes victimes de violences.

Double violence contre les femmes étrangères

Le 22 février 2009, on apprenait qu’une lycéenne marocaine, victime de violences de la part de son frère, était expulsée après avoir porté plainte, expulsée vers le Maroc qu’elle avait fui pour éviter un mariage forcé. Cet exemple d’une jeune femme qui, expulsée, risque d’être mariée de force et violée montre non seulement toute l’hypocrisie des membres du gouvernement lorsqu’ils parlent de « droit des femmes », mais rappelle la situation que vivent bien des femmes étrangères, condamnées à subir les violences sous peine de risquer l’expulsion !

Pour la CGT ADDSEA, la lutte contre le sexisme, les violences et discriminations faites aux femmes, est aussi fondamentale que la lutte contre le racisme ! Nous rappelons à cette occasion que nous sommes disponibles pour apporter un soutien à toute salariée qui serait touchée par des violences que ce soit sur le lieu de travail (harcèlement sexuel par exemple) ou dans sa vie privée.

8 Mars à Besançon :
Stand d’information à partir de 9 heures au marché Battant

Rassemblement à partir de 17 heures Place Pasteur

– Contre les discriminations et violences sexistes et les restrictions au droit à l’IVG
– Contre la double violence à l’encontre des femmes étrangères
– Pour la solidarité avec toutes les femmes qui luttent pour l’égalité dans le monde, en particulier avec les femmes d’Iran


La lutte des femmes d’Iran est celle de toute l’humanité !

Si en France et en Europe, bien des revendications restent à défendre et des luttes à mener pour arriver à une pleine égalité entre femmes et hommes dans tous les aspects de la vie sociale, économique, culturel et familial, bien des femmes dans le monde continuent de subir des législations discriminatoires, sont assassinées au nom de la religion ou des traditions, et vivent un véritable apartheid sexiste. En Iran, les 30 années de régime islamique signifient 30 années de discriminations, de voile obligatoire, et d’apartheid sexiste. Depuis le mois de juin 2009 et l’éruption d’un mouvement révolutionnaire du peuple d’Iran pour renverser le régime islamique, les femmes sont aux premiers rangs des manifestations, des protestations et des affrontements contre les forces de répression. Le 11 février, dans les quartiers comme Arya Shahr à Téhéran qui ont été contrôlés plusieurs heures par les manifestant(e)s qui ont chassé les forces de répression, des femmes ont retiré leurs voiles et les ont piétinés. Dans leur lutte contre le régime misogyne, les femmes d’Iran, comme elles le rappellent dans leur manifeste rédigé à l’occasion du 8 mars 2010, revendiquent la pleine égalité avec les hommes, la pleine liberté de choix, d’opinion et d’organisation, l’abolition de toutes les lois discriminatoires, la séparation de la religion et de l’Etat, et le jugement des responsables du régime pour trente années de crimes contre les femmes.

Ce mouvement révolutionnaire dépasse de loin les frontières de l’Iran. En se soulevant contre la République Islamique, les femmes et les hommes d’Iran brisent le dos de l’islamisme politique qui, de l’Algérie à l’Indonésie, a mené une véritable guerre contre les femmes et leur liberté. Dans un contexte régional où, avec le soutien des troupes d’occupation, les femmes sont victimes de la Charria en Irak, où on instaure des lois dignes des talibans en Afghanistan, où la pétro-monarchie féodale d’Arabie Saoudite est une véritable prison pour femmes, où, au Kurdistan ou en Afghanistan, des jeunes filles s’immolent par le feu pour éviter le mariage forcé ou fuir les violences quotidiennes, la révolution des femmes en Iran ouvre la perspective de balayer, partout dans le monde, les lois discriminatoires, les traditions rétrogrades et l’apartheid sexiste, d’avancer vers la liberté des femmes, condition à la liberté de toute la société. La victoire de la révolution des femmes en Iran sera un point d’appui considérable à celles qui luttent, en Algérie contre le code de la famille, en Syrie pour la criminalisation des meurtres « d’honneur », en Egypte ou au Mali contre l’excision, et partout ailleurs pour la liberté et l’égalité.

Aussi ce 8 mars 2010, journée internationale pour le droit des femmes, est aussi l’occasion d’affirmer notre solidarité avec la lutte des femmes iraniennes pour en finir avec trente ans d’apartheid sexiste, de voile obligatoire et de crimes commis contre les femmes !

Le 7 avril 2007, Doa était assassinée

Le 7 avril 2007, à Bashiqa (nord de l’Irak), Doa Khalil Aswad était horriblement lapidée à mort par des centaines d’hommes, dont son oncle et d’autres membres de sa famille. Doa, jeune étudiante en art de 17 ans, kurde de confession yézidie, était accusée d’être amoureuse d’un jeune garçon arabe sunnite. Ce crime « d’honneur » scandalisa le monde entier, puisque les assassins ont filmé la scène de violence avec leurs téléphones portables puis ont publié des vidéos du meurtre sur internet. Chaque année, 5.000 femmes et jeunes filles sont assassinées dans de prétendus «crimes d’honneur ». En janvier, au Kurdistan turc, Meryem, âgée de 12 ans, était retrouvée tuée de trois
balles de Kalachnikov pour avoir écrit « je t’aime » à un garçon de sa classe et Médina, 16 ans, est morte enterrée vivante par son père et son grand-père pour avoir « parlé à des hommes ». Ces meurtres « d’honneur » sont de véritables exécutions capitales pour imposer un ordre patriarcal et tribal. Si 5.000 femmes sont, selon l’ONU, assassinées chaque année au nom de « l’honneur familial » dans le monde, elles sont des millions à subir cette oppression de « l’honneur », à être enfermées, discriminées, condamnées à des mariages forcés, et niées dans leurs droits humains les plus basiques.

Dans le cadre de leur travail, il arrive que des salarié(e)s de l’ADDSEA soient confronté(e)s à des questions liées à « l’honneur familial », en particulier pour des femmes qui fuient des violences conjugales ou des jeunes filles menacées de mariages forcés.

En mémoire de Doa et de toutes les autres victimes, la section CGT ADDSEA organise une réunion pour discuter de ce que signifient les meurtres et l’oppression « au nom de l’honneur », le jeudi 1er avril à 20 heures .

Télécharger le tract en PDF : 8marsBes

Attention ! Malgré les demandes répétées, le local des syndicats de l’ADDSEA qui se trouve aux Clairs Soleils ne dispose toujours pas de l’électricité et d’un minimum de meubles. Aussi la réunion que nous avions prévue le 1 avril et annoncée dans notre tract du 8 mars sur les violences et meurtres au nom de « l’honneur familial » aura lieu dans les locaux de solidarité femmes, 15 rue des Roses à Besançon.

3 Réponses vers “8 mars 2010 : En France et dans le monde, la lutte pour l’égalité est toujours une nécessité !”

  1. […] mars à Besançon 24 02 2010 Extrait du tract de la CGT ADDSEA pour le 8 mars à Besançon […]

  2. […] du tract d’appel de la CGT ADDSEA […]

  3. […] Internationale des Femmes à Besançon « Iran Solidarité Besançon dans 8 mars 2010 : En France et dans le monde, la lutte pour l’égalité est toujours une nécessit…Journée Internationale des Femmes à Besançon « Iran Solidarité Besançon dans Manifeste de […]

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