C’est le « grand chantier » de l’année 2010 à l’ADDSEA, la « réorganisation » de l’ADDSEA en « pôles ». En clair, au lieu d’avoir une vingtaine d’établissements autonomes comme aujourd’hui, nous n’aurions que quelques grands pôles comme le secteur adulte (CADA et CHRS), ITEP, enfance, etc.
Ce qui nous semble particulièrement inquiétant c’est la raison principale de cette restructuration affichée dans le document diffusé par la Direction Générale :
« La fin de l’État providence est devenue une réalité au regard des pressions économiques subies par la société française. Les associations sont invitées à rationaliser leurs choix budgétaires, globaliser leurs enveloppes, mutualiser leurs moyens, voir se regrouper ».
Bref, un des objectifs est clairement de « rentabiliser » nos services et établissements, ce qui rentre dans un cadre plus général de réductions des budgets et d’économies contre l’ensemble du secteur de la santé et du social (généralisation des CPOM par exemple), au détriment des conditions de travail des salariés et de la prise en charge des usagers.
Pour l’instant, le choix affiché est de réduire le nombre de cadres de direction. Et après ? Une des premières inquiétudes est que ce regroupement permette, à terme, de supprimer des postes, en particulier dans les services administratifs et généraux. Même si de telles suppressions de postes se font sans licenciement, le fait que des départs de collègues ne soient pas remplacés signifient à la fois un accroissement de la charge de travail pour celles et ceux qui restent et des emplois en moins alors que des millions de salariés galèrent à l’ANPE. Rappelons d’ailleurs, en ce qui concerne la charge de travail, que le passage récent aux 35 heures à l’ADDSEA s’est fait sans la création des 40 postes nécessaires.


Communiqué des sections CFDT, CFE-CGC, CGT, FO et SUD de l’ADDSEA à propos du projet d’accord sur les Instances Représentatives du Personnel transmis par la Direction Générale. Ce projet est consultable ici :
Suite à la réunion avec la Direction Générale sur les Négociations Annuelles Obligatoires du 21 septembre (voir le
Depuis janvier 2009, les salariés de la CCN 66 demandent très majoritairement le retrait du projet de révision initié par les employeurs. A Paris, depuis 6 mois, il n’est plus officiel-lement question de révision de notre convention. Avons-nous été entendus ?
Le 29 juin, les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) débutent à l’ADDSEA. Ces négociations doivent porter en particulier sur des questions comme les salaires et l’égalité professionnelle entre hommes et femmes.
Un an après le départ de l’ancien Directeur Général, dans des conditions scandaleuses…
Le 26 mai sera une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle. Ce sera aussi l’anniversaire de premières victoires après des années de lutte à l’ADDSEA. En effet, il y a un an, nous avions obtenu le départ de Lécuyer (certes avec un confortable parachute doré), puis peu après le paiement (enfin !) du passif !
Pas un jour sans qu’on apprenne de nouvelles fermetures d’usines ou d’entreprises, de nouveaux plans de licenciements, ou des mises au chômage technique. Officiellement, on compte 3.000 chômeurs de plus chaque jour rien qu’en France.