Tract de la CGT ADDSEA, janvier 2012 :
L’année 2012 commence comme l’année 2011 s’est terminée
Plans d’austérité, hausse du chômage, multiplication des licenciements, baisse du pouvoir d’achat… et ce pour tous les salariés du pays, à l’ADDSEA comme ailleurs. On nous fait payer à nous, travailleuses et travailleurs, la crise et les dettes des plus riches.
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Et cela est valable, dans la branche dite « associative à but non lucratif », dans le secteur social, comme ailleurs. Au niveau de notre branche, après la dénonciation de la convention collective 51, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter en ce qui concerne notre convention collective 66.
Les dernières NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) n’ont été signées, une fois encore, par aucune organisation syndicale à l’ADDSEA. En effet, alors que les prix augmentent, aucune perspective de hausse des salaires n’est envisagée, si ce n’est, peut-être, au niveau national une hausse de 1% alors que le taux de l’inflation officielle dépasse les 2% pour 2011. Par contre, la direction générale continue à tenter de supprimer la prime d’internat pour certaines catégories de salariés, en particulier les travailleurs sociaux du Pôle Hébergement Logement . Bien entendu, si ces salariés se voient privés de la prime d’internat, la direction tentera de s’attaquer aux salaires d’autres travailleurs de l’ADDSEA.
Après la restructuration en pôles, la mise en place de CPOM (Contrats Pluri-annuels d’Objectifs et de Moyens) a pour principal objectif de réduire les coûts, c’est-à-dire avant tout les salaires. Avec la restructuration, nous avons déjà assisté à des suppressions de postes, entraînant une dégradation des conditions de travail. Dans bien des établissements et services, nous pouvons aussi constater l’accroissement des postes précaires au détriment des CDI. Pour les ITEP et le secteur de l’enfance (Pôle Enfance Hébergement, AEMO, Prévention Spécialisée, etc.), il est d’ores et déjà annoncé qu’un des buts du CPOM est de supprimer des places d’internat. Les emplois de nos collègues surveillants de nuit et maîtresses de maison sont particulièrement visés et menacés.

