CGT ADDSEA

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A propos du droit de grève

Publié par dsinterim le septembre 21, 2010

Le principe du droit de grève

Le droit de grève est un droit reconnu et garanti par le préambule de la Constitution à tous les salarié.e.s.

La grève est une cessation totale du travail des grévistes. Dans le secteur privé et la fonction publique territoriale, elle peut être de courte durée (1, 2 ou 3 heures par exemple) et, dans ce cas, informez simplement votre supérieur hiérarchique lorsque vous quittez votre poste (par exemple, lorsque vous partez du bureau à midi, prévenez-le que vous serez en grève de 14 à 17h, ce qui vous permettra de participer à la manifestation).

Elle doit avoir pour objectif la satisfaction de revendications d’ordre professionnel (amélioration des conditions de travail, du salaire…) ou moral (cessation des pratiques de harcèlement, respect de la non discrimination…).

La grève doit être collective, mais même dans une entreprise où il n’y a qu’un.e seul.e salarié.e, celui-ci / celle-ci peut faire grève s’il / elle s’associe à une grève nationale (c’est le cas du 23 septembre 2010).

Les conséquences de la grève

La grève suspend le contrat de travail mais ne le rompt pas, sauf en cas de faute lourde.

L’employeur peut retenir sur votre paye la part du salaire correspondant à la durée de la grève mais il lui est interdit, à la suite d’une grève, d’opérer des discriminations en matière de rémunération ou d’avantages sociaux entre grévistes et non-grévistes.

En pratique, donc, le 23 septembre :

- quel que soit votre secteur d’activité (commerce, aide à domicile, transports, industrie, agriculture, monde associatif, services publics…),
- quel que soit votre statut (embauche sous CDI, CDD, contrat d’apprentissage, intérim, stagiaire, contrat aidé…),
- quels que soient votre sexe et votre nationalité (française, ressortissant ou non d’un pays de l’Union Européenne, travailleur sans papiers…),
- quelle que soit la taille de votre entreprise (un salarié, 8, 25, 50, 300…),
- quel que soit votre emploi (ouvrier, technicien, employé, cadre, commercial…),
- que vous soyez syndiqué ou non,

vous avez le droit de faire grève !

Plusieurs confédérations syndicales ont déposé pour la journée du jeudi 23 septembre 2010 (de 0h à minuit) un préavis de grève qui couvre l’ensemble des salarié.e.s.

Aucune règle n’impose de prévenir l’employeur qu’on fera grève mais il peut être “utile” de l’en informer la veille pour qu’éventuellement il ferme l’entreprise ou prenne les dispositions qui s’imposent (annulation de RDV par exemple).

En tout état de cause : déclarez-vous gréviste le 23 septembre pour ne pas être considéré comme ayant “abandonné votre poste”.

Une Réponse à “A propos du droit de grève”

  1. falloni a dit

    Bonsoir,

    Je travail pour une association de service à la personne. Confronté à un conseil d’administration laxiste qui ne prend pas les mesures disciplinaire nécessaire et urgente depuis maintenant 3 ans envers une salariée incompétente, coupable de multiples fautes professionnelles rendant les conditions de travail de l’intégralité du personnel inacceptable, et mettant la structure en péril, je souhaitais me mettre en grève pour les inciter à réagir.Ayant moi même un poste clé de paye et facturation.
    Cependant bien que mes revendications soit purement professionnels et pour le bien du collectif, elles ne concernent que mon entreprise. Quel autre recours me conseillé , s’il en existe? a part changer de boulot bien sur, pour moi ça serait la facilité, mais je laisserais 40 salariés en danger de perdre leur emplois si cette personne est maintenue à son poste de responsable, pour lequel elle n’a aucune des compétences requises.
    Y a t-il des solutions pour se débarasser des glandeurs incompétents?
    J’ai soumis à ma direction l’option de rétrogradé la personne en question, pour l’obliger à se remettre en question et enfin travailler, mais cela doit être soumis au conseil d’administration, qui ne subit pas les nuisances au quotidien que peuvent être le travail de cette personne, et sont donc loin de notre triste quotidien.

    Bref si je peux par je ne sais quel moyen me mettre en grève pour donner un coup de pied dans la fourmilière, je veux bien me sacrifier avec la perte de salaire encourue, les reste des salariés étant des intervenants à domicile, souvent mère seule, ne peuvent se permettre cette perte de salaire.

    Merci de votre réponse

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