C’est grâce à notre mobilisation que nous, salarié(e)s de l’ADDSEA, avons réussi à faire aboutir quelques unes de nos revendications comme le départ d’Alain Lecuyer (certes avec un parachute doré de 286.000 euros… soit l’équivalent de plus de quinze années de travail d’un salarié payé 1500 euros par mois), le paiement, si tout se passe comme prévu, du passif qui nous est dû fin septembre et l’ouverture des négociations sur la réduction du temps de travail.
Bien sûr, rien n’est encore acquis, et la mise en place des 35 heures risque de se faire sans la création des 40 postes compensateurs que cette réduction du temps de travail impose. Il s’agit, aussi, dans un premier temps de faire en sorte que le code du travail et la convention collective soient enfin appliqués à l’ADDSEA, comme, par exemple, la mise en place d’un CHSCT (Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail).
D’autres problèmes se posent aussi, comme la baisse des financements de l’Etat pour les pré-CADA avec les menaces que cela implique tant pour l’emploi que pour le service public d’accueil des réfugiés.
L’ensemble de la section CGT de l’ADDSEA et en particulier celles et ceux qui seront élu(e)s comme Délégué(e)s du Personnel et au Comité d’Entreprise veilleront à la défense des droits et des intérêts de l’ensemble des salariés de l’ADDSEA.
Mais pour la CGT, il s’agit aussi de ne pas colporter d’illusions. Bien que les élu(e)s sur les listes CGT bénéficieront de formations syndicales et de l’expérience de militants d’autres entreprises, nous ne pourrons pas obtenir grand-chose sans la mobilisation et l’action de tous les salariés, syndiqués ou non.
D’autant que, sur bien des problèmes auxquels nous avons et aurons à faire face, il ne s’agit pas de questions qui se limitent à l’ADDSEA.
Les syndicats employeurs cherchent à remettre en cause la convention collective 66, et au-delà, comme tous les salariés de ce pays, nous devons faire face à une destruction de nos garanties et droits collectifs (Sécu, retraite, code du travail, etc.). Sans compter qu’à l’ADDSEA comme ailleurs, nous sommes touchés par la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat. Les loyers ont augmenté en moyenne ces dernières années de 5 % à 6 % par an et mangent souvent plus de la moitié de la paye. Les produits alimentaires ont grimpé cette année de 6%, l’essence de 8 %, sans parler du gaz avec 15 % de hausse depuis janvier dernier. Et les salaires ?

