Les organisations syndicales, CGT, FO, CFDT et SUD de l’ADDSEA ont appris que le pré-CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile) de l’ADDSEA subissait une baisse des financements de l’Etat de 60%. Cette baisse des financements publics pour une mission de service public risque de provoquer des suppressions d’emplois.
Si nos organisations syndicales sont prêtes à se mobiliser contre tout licenciement de salariés travaillant au pré-CADA, nous voulons rappeler que cette baisse brutale des financements s’inscrit dans la politique générale du gouvernement de chasse aux demandeurs d’asile et aux travailleurs immigrés sans-papiers. Alors que CADA ou pré-CADA sont menacés de fermeture faute de financement, le gouvernement construit des CRA (Centre de Rétention Administrative) où sont enfermés des hommes, des femmes et des enfants, emprisonnés uniquement pour avoir tenté de vivre en Europe, et en attente d’expulsion.
Les demandeurs d’asile sont des citoyens du monde qui cherchent à fuir le chaos des guerres et la terreur des bandes armées, qu’ils viennent du Caucase, des pays issus de l’ancienne Yougoslavie, du Moyen-Orient ou d’ailleurs, des militants et des militantes menacés par des régimes dictatoriaux, des femmes ou des victimes du racisme qui voudraient ne plus subir de discriminations.
Depuis ses origines, le mouvement ouvrier et syndical s’est toujours montré solidaire de toutes les luttes contre l’oppression, et nous réaffirmons cette position aujourd’hui face à la politique répressive du gouvernement à l’encontre des réfugiés. Nous dénonçons vivement cette politique qui est en train de détruire le service public d’accueil des demandeurs d’asile.

